À quelques mois de l'élection présidentielle, LFI et les Verts multiplient les appels à la désobéissance civile si Marine Le Pen l'emporte. Une fuite en avant qui dévoile les contradictions de la gauche, alors que Jordan Bardella y voit "un aveu de faiblesse".
Et si les urnes ne suffisaient plus ? À gauche, La France insoumise et les Écologistes préparent déjà l'après 2027 et n'hésite plus à parler de désobéissance civile en cas de victoire de Marine Le Pen à la présidentielle. Marine Tondelier et Mathilde Panot l'évoquent notamment. Jordan Bardella y voit, quant à lui, une remise en cause des règles démocratiques.
Un discours contradictoire
Si l'insoumise Mathilde Panot assure qu'elle respectera le choix des électeurs en cas de victoire de Marine Le Pen, elle ajoute dans le même temps : "Nous résisterons de toutes les manières qu'il faut, évidemment. Je soutiens les actions de désobéissance".
Toute la contradiction est là. La désobéissance civile consiste normalement à transgresser publiquement et sans violence une règle précise jugée injuste. Or ici, aucune règle n'existe encore, aucune décision n'a été prise. Jordan Bardella, président du RN, retourne donc l'argument contre la gauche.
"C'est un aveu de faiblesse de la part de la gauche qui déteste la démocratie, qui remet en cause les grands principes de l'État de droit et du fonctionnement électoral. Ce qui est certain, c'est que nous pouvons gagner et que l'attitude de La France insoumise en ce début de campagne est une attitude profondément inquiétante", pointe-t-il.
Manifester contre une loi, faire grève, combattre un gouvernement, peut être parfaitement légitime, mais annoncer la désobéissance avant même de savoir à quoi, c'est choisir la transgression, avant même d'avoir un motif.