Le député LFI Sébastien Delogu est visé par une plainte pour "outrage" après s'être interposé lors d'une intervention de policiers venus interpeller un voisin, suspecté de vol. Selon la plainte consultée par Europe 1, l'élu aurait insulté l'un des fonctionnaires et tenté de lui barrer le passage.
Une altercation qui a largement dépassé les frontières de la cité phocéenne. Le député LFI de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, est visé par une plainte pour "outrage" déposée par des policiers marseillais. D'après une source policière, les faits se sont déroulés ce lundi 24 août après-midi, alors que les policiers intervenaient pour interpeller un individu.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a indiqué, ce mercredi 26 août, sur X, soutenir les policiers qui sont intervenus à Marseille devant l'immeuble de Sébastien Delogu. Selon leur version, le député insoumis se serait interposé pour empêcher l'interpellation d'un de ses voisins, suspecté de vol.
Europe 1 a consulté la plainte d'un des policiers qui accuse le député insoumis de l'avoir insulté. Selon son récit, lui et ses deux collègues se sont rendus au pied d'un immeuble de Marseille pour interpeller un suspect dans une affaire de vol.
Un suspect qui habite dans le même immeuble
Dans ce bâtiment, il se trouve que le mis en cause est l'un des voisins de palier de Sébastien Delogu. La présence des policiers ne passe pas inaperçue. Sébastien Delogu en est informé par une voisine.
Le suspect n'est pas à son domicile. Les policiers repartent sans l’avoir trouvé, mais reviennent quelques heures plus tard. En passant devant le bâtiment, ils aperçoivent le scooter du suspect qui est garé.
Ils décident donc de retourner à l'intérieur de l'immeuble. Sébastien Delogu se serait alors opposé à leur entrée dans le hall. Selon les policiers, l'élu LFI leur aurait même dit qu'il avait prévenu son voisin de leur intervention.
Le ton monte entre les policiers et le député
Le ton serait alors monté. Dans sa plainte, un des policiers accuse Sébastien Delogu de l'avoir traité de "comique" et de "guignol", ainsi que de l'avoir insulté, tout en faisant barrage avec son corps pour empêcher sa progression dans le bâtiment.
De son côté, le député dément cette version ainsi que les insultes. Il a, à l'inverse, porté plainte et réclame désormais la saisie de la police des polices.