Invité de la Grande Interview Europe 1-CNEWS, François-Xavier Bellamy a vivement attaqué La France insoumise, qu’il accuse de menacer "les principes mêmes" de la démocratie. L’eurodéputé LR estime que toute formation politique prétendant défendre la République tout en s’alliant avec LFI "ment" aux Français.
François-Xavier Bellamy met en garde contre toute alliance avec La France insoumise. Invité de la Grande Interview Europe 1-CNEWS, l’eurodéputé Les Républicains a vivement critiqué le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qu’il considère comme incompatible avec la défense des institutions républicaines. Interrogé sur le comportement de certains élus insoumis à l’égard des forces de l’ordre, François-Xavier Bellamy a d’abord rappelé la nécessité d’une réponse judiciaire.
"Quand il y a un comportement qui s’en prend aux forces de l’ordre, il faut évidemment une réponse judiciaire", a-t-il affirmé, ajoutant que "personne n’est au-dessus de la loi". L’eurodéputé LR a notamment cité le cas du député LFI Sébastien Delogu. "Sébastien Delogu n’est évidemment pas irresponsable de ses actes", a-t-il lancé.
Pour François-Xavier Bellamy, la justice doit donc faire son travail lorsque des faits sont susceptibles de porter atteinte aux forces de l’ordre ou à l’autorité publique. Mais au-delà de la réponse judiciaire, le responsable LR estime qu’un combat politique doit être mené.
"Une ligne de droite claire"
"Il faut mener le combat politique, et ça, c’est ce que nous faisons avec détermination", a-t-il insisté. Selon lui, ce combat doit notamment viser les forces politiques prêtes à composer avec La France insoumise dans la perspective de la prochaine élection présidentielle. "Ceux qui prétendront défendre la République en s’alliant avec La France insoumise mentent", a martelé François-Xavier Bellamy. Une formule destinée à viser une partie de la gauche, accusée par l’eurodéputé de préparer, directement ou indirectement, une alliance avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
François-Xavier Bellamy a notamment évoqué l’accord passé autour d’une primaire de la gauche dite "non-mélenchoniste". Selon lui, cet accord contient "un loup", puisqu’il laisserait ouverte la possibilité d’une alliance avec La France insoumise avant le premier tour de l’élection présidentielle. L’eurodéputé LR estime que cette perspective révèle une contradiction majeure chez certains responsables de gauche. "Vous avez la même gauche qui nous a fait ses leçons de morale et qui prépare déjà son ralliement, sa soumission à La France insoumise", a-t-il dénoncé.
À l’inverse, François-Xavier Bellamy défend la ligne portée par Bruno Retailleau à droite. Il revendique "une ligne de droite claire", qui "s’assume" et "retrouve la fierté de ses convictions". Selon lui, défendre une droite ferme ne signifie pas "dériver" vers un extrême, contrairement aux accusations régulièrement adressées à son camp.
Pour François-Xavier Bellamy, le danger vient au contraire de La France insoumise. Il accuse le parti de Jean-Luc Mélenchon de remettre en cause les fondements du débat public et des institutions. "On voit tous les jours à quel point la France insoumise menace les principes mêmes de notre vie démocratique", a-t-il conclu.