Au lendemain de l’ouverture d’une enquête du Parquet national financier visant Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, La France insoumise contre-attaque. L’élu est soupçonné de détournement de fonds publics lorsqu’il cumulait ses indemnités d’élu et son poste de cadre à la RATP.
La France insoumise contre-attaque au lendemain de l’ouverture d’une enquête du Parquet national financier visant Bally Bagayoko. Le maire LFI de Saint-Denis est visé par des soupçons de détournement de fonds publics lorsqu’il cumulait ses indemnités d’élu et son poste de cadre à la RATP. Bally Bagayoko conteste ces accusations. Mais au sein de La France insoumise, certains cadres du parti vont plus loin et dénoncent une campagne d’acharnement raciste contre l’élu.
Sur le plateau de LCI, un député insoumis a condamné ce qu’il considère comme des attaques incessantes visant le maire de Saint-Denis, en établissant un lien direct avec son origine sociale et sa couleur de peau. Selon lui, Bally Bagayoko serait pris pour cible parce qu’il est noir, issu des quartiers populaires, insoumis et soutien de Jean-Luc Mélenchon. Mathilde Panot, la cheffe de file des députés LFI, a elle aussi réagi en dénonçant immédiatement une attaque raciste contre le maire de Saint-Denis.
L’élu est visé par deux plaintes de l’association AC!! Anti-Corruption
Le parti choisit donc une ligne de défense offensive, en présentant l’élu comme la cible d’une campagne politique et médiatique. Cette stratégie s’inscrit dans une séquence déjà tendue autour de Bally Bagayoko. L’élu est visé par deux plaintes de l’association AC!! Anti-Corruption. Il est notamment suspecté d’avoir bénéficié d’un emploi fictif à la RATP depuis 2001, alors qu’il était, dans le même temps, élu municipal.
Selon les accusations portées contre lui, cet emploi lui aurait permis de percevoir une rémunération pouvant aller jusqu’à 6.000 euros par mois. Ces éléments devront désormais être vérifiés dans le cadre de l’enquête ouverte par le Parquet national financier. À ce stade, Bally Bagayoko reste présumé innocent. L’enquête devra déterminer si les conditions de son emploi à la RATP étaient régulières ou si elles relèvent de faits susceptibles d’être qualifiés pénalement.