Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

-45% en un an : au Royaume-Uni, les emplois pour les jeunes disparaissent à tout vitesse

[Adrian Dennis / AFP]

Le nombre d'emploi pour les jeunes britanniques fond comme neige au soleil. Selon un dernier baromètre, seulement 8.000 offres à destination des étudiants cherchant un premier emploi ont été publiées en juillet. Un chiffre divisé par deux par rapport à l'année précédente, qui inquiète jeunesse britannique.

Il n'y a pas qu'en France que la situation est très délicate pour les jeunes sur le marché du travail. Au Royaume-Uni, au mois de juillet 2026, il n'y a jamais eu aussi peu d'offre d'emploi pour les étudiants sortant d'école. 

Ainsi, selon le recruteur Adzuna, seulement 8.383 offres d'emploi destinées aux nouveaux entrants sur le marché du travail britannique ont été publiées dans le pays. Un chiffre inférieur de près de 45% par rapport à juillet 2025. Dans le même temps, la compétition devient plus importante, alors qu'il y a désormais 2,14 candidats pour chaque poste vacant, contre 1,93 l'an dernier. 

La situation est donc particulièrement inquiétante, alors que dans le même temps il y a presqu'une décennie, plus de 55.000 offres pour les étudiants terminant leurs études avaient été publiées en juillet 2017. 

Un taux de chômage 4 fois plus élevé chez les jeunes

Ces derniers mois, les alertes se sont répétées autour de la situation des jeunes britanniques. Selon l'Office for National Statistics, près d'un million de jeunes entre 16 et 24 ans sont actuellement en situation de Neets, ce qui signifie qu'ils ne sont ni en situation d'emploi, de formation ou d'étude. 

Actuellement, environ 16.2% des jeunes âgés de 16 à 24 ans sont au chômage, soit 4 fois plus que le taux de chômage pour l'ensemble de la population. Pour expliquer cette situation, la plateforme de recrutement pointe du doigt des entreprises qui restent dans l'attente et de nombreux investissements dans l'intelligence artificielle qui peuvent réduire le nombre d'emplois pour les étudiants. 

Du côté des demandeurs d'emploi, on pointe aussi le recours à l'externalisation du travail via des plateformes dans l'Est de l'Europe ou en Asie.