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«Pas de leçons d'impartialité à recevoir» : Laurent Nuñez répond à Jean-Luc Mélenchon qui accuse des préfets de «procès» contre des députés LFI

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez et le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. [SIMON WOHLFAHRT / AFP // Guillaume BAPTISTE / AFP]

Dans une publication sur son compte X, le ministre de l'Intérieur a estimé que le candidat insoumis à l'élection présidentielle n'avait "pas de leçons d'impartialité" à donner, alors que celui-ci a estimé que des députés LFI avaient été directement visés par des préfets.

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a estimé dimanche que les préfets n'avaient "pas de leçons d'impartialité à recevoir" après que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé des "procès" intentés par des préfets à l'encontre de députés LFI et exigé un "Etat impartial".

"Nous voulons un État impartial où des préfets sont priés de retourner dans leurs bureaux et de cesser de faire des procès aux députés Insoumis devant lesquels, comme devant n'importe quel député, ils doivent faire un salut militaire réglementaire", a exhorté dimanche matin le candidat du mouvement de gauche radicale à l'élection présidentielle, lors du discours de clôture des universités d'été de La France Insoumise.

"Nous voulons un État impartial"

"Nous ne sommes pas vos copains", a lancé Jean-Luc Mélenchon à l'égard des préfets, dont certains avaient déjà subi des attaques du leader Insoumis l'an dernier. 

À l'époque, le préfet du Val-d'Oise Philippe Court et Laurent Nunez, alors préfet de police de Paris, avaient porté plainte contre deux députés Insoumis, Aurélien Taché et Aly Diouara, pour avoir affirmé que "la police tue".

"Nous voulons un Etat impartial où, du préfet au guichet, nul n'est jugé sur son appartenance politique supposée, son adresse ou sa couleur de peau", a poursuivi le chef de file de LFI dimanche.

Une plainte à l'été 2025 contre Jean-Luc Mélenchon pour "menaces"

Le ministre de l'Intérieur a réagi dimanche après-midi, sur X : "Les préfets n'ont pas de leçons d'impartialité à recevoir. Serviteurs de l'Etat, garants dans les territoires des intérêts nationaux, du respect des lois et des principes de notre Constitution, ils agissent chaque jour avec neutralité et dans le seul but de garantir l'intérêt général".

"Les mettre en cause ou les sommer de 'retourner dans leur bureau' méconnaît profondément leur rôle et leur engagement au service de la République", a poursuivi le ministre. L'Association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur (ACPHFMI) avait annoncé à l'été 2025 déposer plainte contre Jean-Luc Mélenchon pour des "menaces".

"La confiance des autorités de la République n'a jamais fait défaut aux préfets, pas plus que l'estime de nos concitoyens. Nulle outrance verbale ne les détournera de leur devoir", avait cinglé l'organisation dans son communiqué.