Alors que Les Écologistes ont débuté leurs journées d'été, le parti est plus divisé que jamais. Si Marine Tondelier est la seule à avoir annoncé sa candidature chez les Verts, certains membres du parti préfèrent miser sur une alliance avec La France insoumise ou le Parti socialiste.
Exister lors de la présidentielle : le défi des Écologistes, tiraillés entre LFI et le PS. Le parti a entamé ce jeudi 20 août à Grenoble ses journées d’été.
Une centaine de réunions ou encore des meetings pour les quelque 2.000 sympathisants qui ont répondu présent sont au programme. Mais derrière les apparences d’un grand rassemblement, c’est la division qui règne chez Les Écologistes.
"Rien ne sera véritablement réglé ce week-end"
Pas de stratégie commune, pas de candidat commun et une seule candidature : celle de Marine Tondelier. Rien ne semble annoncer une ligne claire à venir chez les Verts.
Si la cheffe de file des Écologistes multiplie les mains tendues au reste de la gauche pour échapper à "la chronique d’une défaite annoncée", pour l’instant le parti est à la peine. D’une part, La France insoumise refuse désormais d’échanger, appelant les Verts à les soutenir sans condition. D’autre part, le Parti socialiste a préféré organiser sa propre primaire avec Raphaël Glucksmann.
Et ce n’est pas tout, puisque les clivages ne se réduisent pas à l’ensemble de la gauche, ils sont aussi présents en interne. Ainsi, Sandrine Rousseau, partisane d’un rapprochement net avec Jean-Luc Mélenchon, s’est empressée de dénoncer la démarche de Marine Tondelier.
Quand Yannick Jadot, l’ancien candidat écologiste à la présidentielle, lançait mercredi une "initiative pour refonder la gauche" autour d’un projet pour 2027 sans les Insoumis, d’autres encore appelaient à une alliance avec Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann.
Autant de sujets qui devraient être abordés à Grenoble, mais dans les faits "rien ne sera véritablement réglé ce week-end", soupire un cadre, désabusé.