Après ses vacances au fort de Brégançon, Emmanuel Macron reprend la parole ce lundi à Bormes-les-Mimosas, à l’occasion de l’anniversaire de la Libération de la commune. Pour sa dernière rentrée estivale à l’Élysée, le chef de l’État veut aussi rendre hommage aux pompiers mobilisés contre les incendies.
Jour de rentrée politique pour Emmanuel Macron. Après plusieurs jours passés au fort de Brégançon, le chef de l’État est attendu ce lundi à Bormes-les-Mimosas, dans le Var, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de commémoration de la Libération de la commune, liée au débarquement de Provence. Ce rendez-vous est chaque année l’un des temps forts de la fin d’été pour le président de la République.
Mais cette fois, il revêt une dimension particulière. Emmanuel Macron y effectue sa dernière rentrée estivale à la tête de l’État, alors que la fin de son mandat approche. À l’issue de la cérémonie, le président doit rencontrer les maires des communes touchées par les incendies dans le Var. Des pompiers mobilisés sur le terrain seront également conviés pour un temps d’hommage et de remerciement, selon l’Élysée. Une séquence loin d’être improvisée.
Emmanuel Macron entend rappeler qu’il reste le chef de l’État
Depuis le fort de Brégançon, Emmanuel Macron a suivi de près l’évolution des feux dans le sud de la France. Selon un proche du chef de l’État, il a demandé un point quotidien sur la situation. Une manière de montrer qu’il reste aux commandes, même en période estivale. Car si Emmanuel Macron passe son dernier été à la tête de l’État, il continue d’enchaîner les dossiers et les coups de fil depuis Brégançon, comme si la fin de son mandat n’était pas encore à l’ordre du jour.
Dans son entourage, certains s’inquiètent désormais de cette volonté de rester au centre du jeu jusqu’au bout. Cette rentrée politique intervient aussi alors que ses possibles héritiers commencent déjà à occuper le terrain. Édouard Philippe, Gabriel Attal ou encore Bruno Retailleau se préparent à peser dans la prochaine séquence présidentielle. Emmanuel Macron, lui, entend rappeler qu’il reste le chef de l’État et qu’il compte bien garder la main sur l’agenda politique.