La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a estimé mercredi que les canicules à répétition cet été pourraient coûter à la France "de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros". Par ailleurs, plus de 40.000 personnes sont désormais concernées par des coupures d'eau au robinet.
Les canicules à répétition cet été pourraient coûter à la France "de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros", évoque mercredi la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. "On peut estimer, en tout cas c'est l'estimation de l'Insee et ce chiffre est à prendre avec beaucoup de précautions, un chiffre de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros de coûts directs et indirects de la canicule de cet été", a-t-elle dit en introduction d'une réunion de crise au ministère consacrée à la sécheresse.
Interrogé par l'AFP, l'Insee indique toutefois ne pas être à l'origine de cette estimation et ne pas disposer pas à ce stade de chiffrage des coûts directs et indirects de la canicule de l'été 2026.
Plus de 40.000 personnes concernées par des coupures d'eau au robinet
La ministre réunit mercredi le Comité d'anticipation et de suivi hydrologique (CASH) ainsi que les préfectures de régions. Au menu : un état des lieux de la sécheresse et de ses conséquences, ainsi qu'un partage de retours d'expériences sur les mesures permettant de renforcer l'anticipation et la résilience des territoires.
Lors d'une précédente réunion, le 27 juillet, Monique Barbut avait déjà jugé que la sécheresse "historique" à laquelle est confrontée la France se traduirait par des coûts supérieurs aux 5,6 milliards d'euros estimés pour celle de 2022.
A l'époque, le gouvernement estimait que des coupures d'eau au robinet touchaient d'ores et déjà "plus de 30.000 personnes sur 80 communes". Un chiffre revu en hausse mercredi, Monique Barbut évoquant désormais "plus de 40.000 personnes" concernées.
"La première de nos priorités demeure évidemment l'alimentation en eau potable qui est déjà sous tension dans plusieurs territoires, plus précisément aujourd'hui dans 50 départements français", a-t-elle dit. "La semaine dernière, l'approvisionnement de plus de 550.000 habitants était ainsi considéré comme étant en tension, et l'approvisionnement de près de 3 millions d'habitants placé en vigilance", a ajouté la ministre.