Ce mardi, 39 millions de Français seront concernés par la vigilance rouge quand plus de 90% de la population française sera impactée par a minima une vigilance orange. Des conséquences multiples, dans le quotidien et forcément, un impact économique non négligeable, d'autant plus qu'il s'agit déjà de la deuxième vague de chaleur avant même le début des vacances scolaires d'été.
La canicule se poursuit. Ce mardi, 54 départements seront placés en vigilance rouge canicule, 35 en vigilance orange. 90% de la population française sera donc impactée par les fortes chaleurs. De quoi avoir un impact sur la vie quotidienne ainsi que sur la vie économique du pays.
"On parle de 240 milliards de dollars en cumulé"
Et la facture s'annonce salée : 42 milliards d'euros par an entre 2026 et 2030. Voilà le coût des vagues de chaleur en France, selon la dernière étude d'Allianz Trade, qui rappelle qu'une journée avec des températures supérieures à 32°C a le même impact économique qu'une demi-journée de grève.
Avec des journées à 37 ou 38°C, la productivité baisse de deux tiers. Un phénomène durable mais dont l'impact est encore plus important quand les vagues de chaleur ne sont pas situées en plein été, quand l'économie est déjà un peu ralentie, selon Hazem Krichene, économiste expert du climat chez Allianz.
"La productivité horaire est directement impactée, vu que le travail s'exerce à l'extérieur quand on parle d'agriculture, de tourisme, de construction. On a regardé jusqu'à 2030. Par exemple, pour la France, on parle de 240 milliards de dollars en cumulé, ce qui fait à peu près 7% du PIB. Il y a pas mal de secteurs qui ne sont pas vraiment préparés par rapport à une vague de chaleur qui a eu lieu en mai ou en juin".
Il y a les effets indirects. L'agroalimentaire va être impacté par les problèmes qui concernent l'agriculture, sans oublier les coûts de la santé et de réparation d'urgence qui font augmenter les dépenses publiques et peuvent faire baisser le PIB d'un demi-point supplémentaire par an.