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Agriculture : à cause de la sécheresse, des éleveurs de bovins contraints de vendre une partie de leur cheptel

(Illustration) [Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Des éleveurs de bovins se voient contraints de vendre une partie de leur cheptel en raison de la sécheresse, celle-ci impactant les cultures essentielles à l'alimentation de leurs bêtes. Europe 1 s'est entretenue avec un agriculteur basé en Mayenne, qui détaille ses difficultés concrètes liées à cette situation.

Avec la sécheresse, l'herbe grille ou ne pousse plus. Cela impacte les cultures, comme le maïs, dont la production est en chute de 35% sur un an. Directement concernés, des propriétaires de bovins doivent se résoudre à vendre une partie de leur bétail, faute de pouvoir nourrir les bêtes. C'est le cas de Didier Foubert, basé en Mayenne.

Des dépenses qui pèsent lourd

Propriétaire d'une exploitation de 60 hectares, dont la grande majorité est composée d'herbe, il possède plus de 70 bêtes, dont des bovins et des moutons. Cependant, à cause du manque d'herbe, il ne peut pas toutes les nourrir. Il a alors décidé d'en vendre. "J'ai vendu quelques vaches avec leurs veaux (...) Ça correspond à 7-8% de mon cheptel", souligne-t-il.

L'éleveur détaille ses difficultés : "Il faut tout acheter, et la nourriture va être très chère cet hiver. On commence déjà à taper dans le foin qu'on doit donner à l'automne."

"S'il y a plusieurs années comme ça, l'élevage va être compliqué"

Cette situation, qui pourrait se répéter dans les prochaines années, ne rassure absolument pas l'agriculteur. "Les éleveurs vont être déprimés, je ne sais pas comment on pourra vraiment avoir des cultures", souffle-t-il auprès d'Europe 1. "L'éleveur va s'adapter, mais de là à en vivre, s'il y a plusieurs années comme ça, l'élevage va être compliqué. Les gens mangeront moins de viande parce qu'il y aura moins de bêtes à manger", fatalise l'éleveur.

Didier Foubert demande un soutien financier de l'État pour aider les éleveurs à faire face à leur perte de chiffre d'affaires. Il attend surtout une chose : le retour de la pluie.