Taxer les géants du net : "Il en va de la survie de la presse", alertent les agences de presse

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"Il s'agit ni plus ni moins que d'introduire le principe d'une juste rémunération des médias", assurent les signataires de la Tribune.
"Il s'agit ni plus ni moins que d'introduire le principe d'une juste rémunération des médias", assurent les signataires de la Tribune. © AFP
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Pour une vingtaine de patrons de presse, la réforme du droit d'auteur, qui prévoit l'instauration de "droits voisins", qui contraindraient les géants du Net à contribuer au financement de la presse, est une question de "survie de la presse".

Une vingtaine de patrons d'agences de presse, dont celui de l'Agence France-Presse, estiment dans une tribune publiée mardi que la réforme du droit d'auteur, qui prévoit l'instauration de "droits voisins", est une question de "survie de la presse". Cette réforme, soumise au vote des parlementaires européens le 12 septembre, introduit des "droits voisins" qui contraindraient les géants du Net à contribuer au financement de la presse.

"Il s'agit ni plus ni moins que d'introduire le principe d'une juste rémunération des médias. Les députés européens ont le devoir de faire aboutir la réforme du droit d'auteur qui est engagée. Il en va de la survie de la presse, du maintien de son indépendance et de la défense des valeurs démocratiques", assurent les signataires de cette tribune.

Partager une "modeste fraction de leurs revenus". "La campagne de Google et Facebook contre ce projet a été axée autour d'une énorme 'fake news' : la gratuité d'Internet pour le consommateur serait menacée par le projet de directive sur le droit d'auteur. Il n'en a pourtant jamais été question. Il s'agit simplement de faire en sorte que les géants du net partagent demain une modeste fraction de leurs revenus avec les producteurs de ces contenus", précisent-ils.

"La question est au fond simplissime : pourquoi les plateformes toucheraient-elles la quasi intégralité des recettes publicitaires liées à la consultation d'articles dont elles n'ont pas financé la production ?", s'interrogent les signataires, parmi lesquels les agence DPA, Belga ou TT. La semaine dernière, plus d'une centaine de grands reporters et rédacteurs en chef de 27 pays de l'UE avaient cosigné une tribune de leur confrère de l'AFP Sammy Ketz appelant les eurodéputés à instaurer des droits voisins.