"Quotidien" privé d'accréditation par LFI : pour Karim Rissouli, la position de Jean-Luc Mélenchon "n’est pas défendable"

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Invité de Culture Médias sur Europe 1, le journaliste politique a dénoncé le bannissement des journalistes de "Quotidien" des événements de La France insoumise.
RÉACTION

Persona non grata. Jean-Luc Mélenchon a fait savoir sur son blog que les journalistes de Quotidien, l’émission de TMC, ne seront plus accrédités pour assister aux événements publics de La France insoumise. Le député des Bouches-du-Rhône estime que ce sont les images diffusées par les équipes de Yann Barthès qui ont conduit à la mise en place d’un "procès politqiue" contre lui.

"Jean-Luc Mélenchon n’est pas obligé d’aimer les quotidiens qui le suivent, mais ça ne me parait absolument pas défendable", a réagi jeudi, au micro de Philippe Vandel dans Culture Médias sur Europe 1, le journaliste politique Karim Rissouli, aux manettes de C politique sur France 5.

"Si on commence à interdire les chaînes du groupe TF1..."

Invité un peu plus tôt de Philippe Vandel, le représentant de la France insoumise, Antoine Léaument, a défendu la position de son parti en rappelant que l’Elysée n’accréditait pas la chaîne RT Today, financée par le Kremlin. Un rapprochement hors de propos pour Karim Rissouli. "C’est une comparaison qui’ n’a pas lieu d’être", balaye-t-il.

"Quotidien, c’est TMC, c’est une chaîne du groupe TF1", rappelle-t-il. "Si on commence à interdire les chaînes du groupe TF1 aux meetings, aux conférences de presses des partis politiques… ça en me parait pas défendable", martèle encore le journaliste.  

Le parquet a requis vendredi trois mois de prison avec sursis contre Jean-Luc Mélenchon, poursuivi pour "actes d'intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l'autorité publique, rébellion et provocation", à la suite de la perquisition mouvementée d'octobre 2018 au siège de son parti. Le jugement a été mis en délibéré au 9 décembre.