Pourquoi l'accord entre Google et les médias français a été si long à trouver

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Google a annoncé jeudi avoir signé plusieurs accords avec les médias français sur la question des droits voisins. Le directeur des relations institutionnelles de Google, Benoit Tabaka, explique pourquoi sur Europe 1.

Plus d'un an après le début des discussions, Google annonce avoir signé plusieurs accords avec des titres de presse pour rémunérer les contenus repris sur son moteur de recherche. C’est ce qu’on appelle les droits voisins. Google n’avait pas trop le choix, la loi française l’oblige désormais à rémunérer la presse. Mais ces premiers accords sont le fruit de très longues discussions.

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80 rdv en un an 

Benoît Tabaka, directeur des relations institutionnelles de Google, explique sur Europe 1 le long processus qui a permis d'aboutir à un accord. "On discute avec les éditeurs depuis plus d'un an. Nous nous sommes rencontrés peut-être 80 fois", estime-t-il. "Il a fallu avoir tout d'abord une compréhension mutuelle de la valeur apportée par Google et nos différents services aux éditeurs de presse, ainsi que la valeur apportée par les éditeurs de presse à Google."

Selon Benoît Tabaka, cette compréhension mutuelle a nécessité de nombreuses étapes. "Il a fallu échanger des informations, échanger des données, mettre en place un certain nombre de calculs, qui ont fait qu'à la fin nous réussissons à nous mettre d'accord". 

Des accords qui restent à trouver

Google a donc signé des contrats individuels avec plusieurs titres de presse, comme Le Monde, Libération ou L’Obs. Mais les discussions continuent et touchent a priori au but pour la signature d’un contrat cadre pour tous les membres de l’Alliance, selon Benoit Tabaka. "Les discussions avec l'Alliance sont destinées à finaliser les différents critères utilisés pour trouver un accord-cadre. Parmi ces éléments, on va trouver la contribution à l'information politique et générale, le volume quotidien de publications, l'audience, l'usage de leurs contenus sur nos différentes plateformes, etc."

Pourquoi signer des accords individuels alors qu'un contrat cadre est imminent ? Même quand le contrat cadre sera signé, la loi française obligera Google à conclure des accords individuels avec tous les titres de presse. Le géant américain a donc simplement pris un peu d'avance avec certains de ses partenaires.

Europe 1
Par Charles Decant avec Alexis Patri