Perquisition à Mediapart : des médias, dont Europe 1, expriment leur solidarité et leur inquiétude

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Edwy Plenel est président et cofondateur du site web Mediapart.
Edwy Plenel est président et cofondateur du site web Mediapart. © AFP
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La quasi-totalité des grands médias français ont tenu à rappeler l'importance du secret des sources dans l'exercice du journalisme, après la perquisition qui a visé Mediapart lundi. 

Des journalistes de nombreux médias français, dont Europe 1, ont exprimé mardi leur préoccupation et leur solidarité avec Mediapart après la perquisition lundi, qu'avait refusée le site d'investigation, dans le cadre de l'affaire Benalla. "Cette procédure constitue une tentative particulièrement inquiétante d'attenter au secret de leurs sources", dénoncent dans une tribune les sociétés des journalistes de la quasi-totalité des grands médias français. 

"Le secret des sources indispensable à l'exercice du journalisme". Le parquet de Paris a ouvert lundi une nouvelle enquête préliminaire notamment pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et tenté de perquisitionner Mediapart, après la diffusion fin janvier d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, ex-employé de LREM et gendarme réserviste, quelques jours après leur mise en examen en juillet pour des violences sur des manifestants à Paris le 1er mai dernier.

"Ce qui s'est produit ce lundi à Mediapart rappelle à quel point il est urgent et nécessaire de renforcer cette protection en France, tant le secret des sources est indispensable à l'exercice du journalisme, à l'existence d'une presse indépendante et au droit à l'information des citoyens", soulignent les journalistes dans ce texte.

"Une pierre angulaire de la liberté de la presse".  "La Cour européenne des droits de l'Homme a pourtant, depuis 1996, fait de la protection des sources journalistiques 'l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse'", rappellent-ils. Cette perquisition, refusée par Mediapart, a également été unanimement dénoncée par l'opposition politique. Le média en ligne a annoncé mardi avoir en revanche remis "sept enregistrements, dont un inédit" à la justice.

Les signataires de ce texte sont les sociétés des journalistes, sociétés des rédacteurs, et sociétés des personnels de l'AFP, BFMTV, Challenges, Courrier international, Les Echos, Europe 1, L'Express, Le Figaro, France 2, France 3 National, Franceinfo.fr, France Info TV, France Inter, L'Humanité, Le JDD, LCP, Libération, M6, Le Monde, L'Obs, Le Parisien-Aujourd'hui en France, Le Point, Premières Lignes, Radio France, RFI, RMC, RTL, Sud-Ouest, Télérama, TF1, La Tribune, TV5Monde, 20Minutes et la rédaction des Jours.