Dans une chronique sur France Inter, l'humoriste controversé Merwane Benlazar, écarté de "C à vous" sur France 5, justifie le fait d'écarter volontairement certaines personnalités politiques de la sphère médiatique, sous prétexte qu'ils seraient "fachos". Des propos qui lui ont valu un recadrage par le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
Merwane Benlazar, à nouveau dans l'oeil du cyclone. Déjà écarté de l'émission "C à vous" sur France 5, en raison de propos tenus sur X en 2021, dans lesquels il déclarait : "La place d’une femme est à la demeure auprès de son père", l'humoriste s'est à nouveau fait remarquer pour une chronique diffusée lundi 7 janvier sur France Inter.
Au micro de la radio publique, il justifie le fait d'écarter des personnalités du Rassemblement national de l'antenne. "On a été trop gentils avec l’extrême droite. Mettre un facho au micro, c’est légitimer ses idées. Et souvent, quand on donne la parole aux racistes, c’est sous couvert qu''on reçoit tout le monde'. À quel moment c’est devenu un bon argument, une bonne chose, de 'recevoir tout le monde'"? s'est-il interrogé.
La loi oblige les médias à "respecter le pluralisme politique"
De quoi provoquer la colère du député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, également président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. "Votre appel à la censure politique et au cordon sanitaire médiatique, sous couvert d'humour, dans l'émission Zoom Zoom Zen sur France Inter est grave et inacceptable", a réagi l'élu du Calvados sur X.
❗️Monsieur Merwane Benlazar, votre appel à la censure politique et au cordon sanitaire médiatique, sous couvert d’humour, dans l’émission Zoom Zoom Zen sur @franceinter est grave et inacceptable. pic.twitter.com/yk0xjCka0D
— Jérémie Patrier-Leitus (@JPatrierLeitus) January 19, 2026
Il rappelle que la loi oblige les médias, "a fortiori publics", à "respecter le pluralisme politique" et indique qu'il proposera au rapporteur général de cette commission d'enquête, le député UDR Charles Alloncle, de convoquer le producteur de l'émission dans laquelle ces propos ont été tenus ainsi que son rédacteur en chef.