"Il n'y a plus de débat pédagogique", regrette Kader Dali. Cet auditeur de l'émission On marche sur la tête a déploré mardi le fait d'évoluer dans une société sans nuances, cataloguant chaque action ou parole des individus qui la composent. Issu de l'immigration, il a par exemple avoué ne pas comprendre pourquoi certains ne l'associent qu'à ses origines.
"On est dans des cases et on a l'impression que si tu bouges de la case, on t'élimine. C'est comme à l'époque de Bush : si tu n'es pas avec nous, tu es contre nous. Maintenant, quand on n'est pas d'accord, on est un ennemi", a-t-il témoigné, ajoutant : "J'ai toujours été chiraquien, gaulliste. Mais je me dis que s'il y a des idées de gauche qui sont bien, je peux adhérer, je peux liker. Si je like, je ne deviens pas un ennemi de la droite pour autant."