Comedy club, bides et financement indépendant... Les dessous du phénomène Norman

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L'humoriste Norman était invité dans "Culture médias", l'émission de Philippe Vandel, vendredi. © Capture d'écran Europe 1
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Dans "Culture médias", le youtubeur Norman a détaillé, au micro de Philippe Vandel, ses méthodes de travail. Loin du cliché de la star du net, Norman dit tester ses blagues dans un café-spectacle parisien et gérer lui-même ses comptes Instagram et Youtube. 
INTERVIEW

Norman, l'une des premières stars françaises de Youtube, lance son nouveau one man show, Le spectacle de la maturité. À cette occasion, le youtubeur a dévoilé, vendredi, dans Culture médias, les dessous de son métier. Pour son nouveau spectacle, qui fera cette année l'objet d'une tournée dans toute la France, Norman raconte, par exemple, avoir testé ses blagues au Paname, un comedy club parisien. Et ce, pour son plus grand plaisir. "On repart à zéro. Quand on arrive sur scène, on n’est pas celui qui a 12 millions d’abonnés, on est comme tous les autres humoristes. On est au même niveau", explique-t-il.

Pour Norman, se produire dans ce comedy club qui est, selon lui, "le meilleur de Paris", était un passage obligé. Il explique avoir eu besoin de "cette humilité pour recréer un spectacle". "On ne teste pas une vanne devant un Zénith de 5.000 personnes. J’ai joué pendant deux ans quasiment tous les soirs au Paname", se souvient Norman. Avec le temps et à force de persévérance, il affirme avoir réussi à tenir une heure sur scène. "Il était temps de partir", lance-t-il, en suggérant que son spectacle était bientôt prêt. Pourtant, pendant cette période de test, Norman admet avoir été confronté à "des bons râteaux" voire même "des bides". "J’ai écrit peut-être deux heures de spectacle et on a dû en enlever une", affirme-t-il.

Une "certaine pression"

Le jeune homme de 32 ans a beau poursuivre sa carrière dans le stand-up, il reste toutefois très attaché à Youtube, qui l'a vu grandir. Mais, il garde les pieds sur Terre. Il avoue même ressentir une "certaine pression" et "se prendre la tête" quand il réalise ses vidéos. Car, sur les réseaux sociaux, ses comptes affichent des chiffres surprenants pour un si jeune talent. Sa chaîne Youtube compte, par exemple, 11,8 millions d'abonnés et il est suivi par 7 millions d'abonnés sur Twitter. Mais derrière cette façade, "c'est moi tout seul avec mon petit Instagram et mon petit Youtube", explique Norman. "Je demande des conseils à ma copine, à mes proches et à mes amis et je leur fais valider."

Et côté financement ? Concernant sa nouvelle mini-série, Le talisman, il dit avoir "tout financé en indépendant". "J'en suis très fier. C'est un peu un aboutissement car j'ai financé la série avec l’argent généré par les vues de Youtube. C'est un peu une récompense pour moi et pour le viewers de ma chaîne", se félicite-t-il.

Europe 1
Par Tiffany Fillon