USA : le doyen de la Chambre, accusé de harcèlement, annonce sa retraite

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John Conyers, ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP 1280
John Conyers a refusé le terme de "démission". © ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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John Conyers a été accusé de harcèlement sexuel par plusieurs anciennes collaboratrices parlementaires.

L'élu américain John Conyers, héros de la lutte pour les droits civiques des Noirs et figure du parti démocrate, a annoncé mardi qu'il abandonnait son mandat, après avoir été accusé de harcèlement sexuel par plusieurs anciennes collaboratrices parlementaires.  "Je prends ma retraite aujourd'hui", a déclaré John Conyers, 88 ans, sur une radio locale de Detroit, qu'il représente depuis 1965 à la Chambre des représentants. S'il a refusé d'utiliser le terme de "démission", sa décision semble pourtant s'y assimiler.

Son fils pour le remplacer. Nombre de ses collègues démocrates, notamment la chef de l'opposition de la Chambre Nancy Pelosi, l'avaient appelé à démissionner. Il a adoubé son fils, John Conyers III, pour le remplacer. John Conyers est le premier des quatre parlementaires américains actuellement accusés de harcèlement ou d'agression sexuelle à quitter le Congrès.

Outre lui, les représentants démocrate Ruben Kihuen et républicain Blake Farenthold sont accusés de harcèlement, et le sénateur démocrate Al Franken est accusé de gestes déplacés et d'un baiser forcé avant qu'il ne soit élu au Sénat. Séparément, un élu républicain, Joe Barton, a annoncé quant à lui qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat et quitterait donc le Congrès fin 2018, après qu'une photo nue de lui a circulé sur internet.

Série de réformes au Congrès. La vague d'accusations contre ces élus, et d'autres non nommés, a donné l'impulsion à une série de réformes au Congrès pour mieux lutter contre le harcèlement sexuel au sein de l'institution. D'ores et déjà, les élus ont adopté le principe d'une formation obligatoire, tant pour les parlementaires que les employés du Congrès.

John Conyers était accusé depuis deux semaines par des anciennes assistantes parlementaires, pour des faits remontant à plusieurs années. Il nie les allégations et a été récemment hospitalisé. "Ma carrière ne peut pas être compromise ou réduite à ce qui se passe en ce moment. Cela passera. Mon influence continuera à travers mes enfants", a insisté l'octogénaire lors de son interview, donnée selon lui depuis un hôpital.