Allemagne : fin de l'alerte après les fouilles de mairies dans six villes

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Au cours des derniers mois, des mails de menaces ont été envoyés à de nombreuses institutions et personnalités allemandes.
Au cours des derniers mois, des mails de menaces ont été envoyés à de nombreuses institutions et personnalités allemandes. © LOIC VENANCE / AFP
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La police a écarté tout risque après des menaces d’attentat à la bombe, envoyées mardi à au moins six mairies allemandes.

Les polices de six villes allemandes ont annoncé mardi la fin de l'alerte après l'évacuation et les fouilles de leurs mairies suite à la réception simultanée de courriels de menaces d'attentat à la bombe. Des centaines d'employés ont dû quitter les bâtiments concernés. Après les fouilles des forces de l'ordre, aucun explosif n'a été trouvé, selon les différents services de police et les médias allemands.

Les villes concernées sont Augsburg (sud), Rendsburg (nord), Kaiserslautern et Neunkirchen (ouest), Göttingen (centre) et Chemnitz (est), selon une liste établie par l'AFP.  Le périmètre autour des mairies a été sécurisé pour les fouilles, et certaines rues ont dû être bloquées, comme à Kaiserslautern, Neunkirchen, Augsburg, ou Göttingen. Dans ces deux dernières villes, les transports en communs ont été affectés par les opérations de police. Un marché a été annulé à Chemnitz.

Des références au nazisme

Cette vague d'évacuations intervient une dizaine de jours après que des médias allemands ont révélé qu'un grand nombre d'institutions et personnalités avaient reçu ces derniers mois des mails d'intimidation se référant au nazisme, dont des menaces de mort et d'attaques à la bombe.

Ces courriels étaient signés de formules comme "Offensive nationale-socialiste", "Wehrmacht" -- le nom de l'armée sous le nazisme -, ou "NSU 2.0", en référence au groupuscule terroriste néo-nazi NSU ("Clandestinité nationale-socialiste"). Des e-mails ont notamment été adressés à des gares, des tribunaux, des cabinets d'avocats, des journalistes, au Conseil central des Juifs d'Allemagne, ou encore à la chanteuse allemande Helene Fischer, qui avait pris position en septembre contre les violences envers les étrangers.