Condamné à 30 ans de prison pour son rôle logistique dans les attentats du 13-Novembre, Mohamed Bakkali bénéficie de nouvelles permissions de sortie en Belgique. Une décision rendue malgré l'avis défavorable du parquet et qui relance les interrogations autour des différences entre les systèmes pénitentiaires français et belge.
Une décision de justice qui suscite l'incompréhension. Condamné à 30 ans de prison par la justice française pour son implication dans les attentats du 13-Novembre 2015, Mohamed Bakkali va pouvoir bénéficier de nouvelles sorties de prison en Belgique.
Le tribunal de l’application des peines de Bruxelles a décidé de lui accorder six congés pénitentiaires de 36 heures chacun, malgré l'avis défavorable du parquet. Selon les informations d'Europe 1, le Franco-Marocain avait déjà obtenu cinq permissions de sortie depuis l'été dernier.
Un acteur clé des attentats du 13-Novembre
Mohamed Bakkali avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortis d'une période de sûreté des deux tiers, pour son rôle de logisticien dans les attentats de Paris du 13 novembre 2015.
Il avait notamment participé à la préparation logistique des attaques revendiquées par l'organisation terroriste État islamique. L'homme a également été condamné en Belgique à 25 ans de prison pour son implication dans l'attentat du Thalys survenu en 2015.
Les différences entre les systèmes français et belge
Le Parquet national antiterroriste français avait ensuite fusionné les deux condamnations dans la limite maximale prévue par la loi, soit 30 ans de prison. Transféré dans un établissement pénitentiaire belge pour y purger sa peine, Mohamed Bakkali relève désormais du système carcéral belge.
Un régime considéré comme moins strict que le système français. En Belgique, un détenu peut prétendre à une libération conditionnelle après avoir purgé un tiers de sa peine, contre deux tiers en France dans ce type de dossier.
Cette situation alimente aujourd'hui les interrogations sur les écarts de traitement entre les deux pays pour des condamnés impliqués dans des affaires terroristes.