Un patron du football centrafricain et ex milicien arrêté en France pour crimes de guerre

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Patrice-Edouard Ngaïssona
Patrice-Edouard Ngaïssona a été arrêté mercredi en France. © FADEL SENNA / AFP
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Patrice-Edouard Ngaïssona, figure du football centrafricain, a été arrêté en France mercredi en vertu d'un mandat d'arrêt de la CPI, soupçonné de crimes de guerre en Centrafrique. 

Un ex-chef de milice centrafricaine et figure de proue des autorités du football dans le pays a été arrêté mercredi en France pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a annoncé la Cour pénale internationale (CPI). "Monsieur Patrice-Edouard Ngaïssona a été arrêté par les autorités de la République française conformément à un mandat d'arrêt" délivré par la Cour en décembre 2018, a indiqué la CPI dans un communiqué.

Poursuivi pour son implication dans les milices antibalaka. Patrice-Edouard Ngaïssona avait créé la controverse en février après son élection au comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). Selon son porte-parole, il est également président de la Fédération centrafricaine de football. Il est poursuivi pour sa responsabilité pénale présumée dans des crimes de guerre et de crimes contre l'humanité commis dans l'ouest de la République centrafricaine entre septembre 2013 et décembre 2014, a indiqué la Cour. Créées en 2013 après la prise de pouvoir par la rébellion à dominante musulmane de la Séléka, les milices antibalaka à majorité chrétienne s'étaient livrées en 2014 à une chasse aux musulmans dans Bangui et ses environs, faisant des centaines de morts.

D'après la Cour basée à La Haye, il y a des "motifs raisonnables" de croire qu'une "attaque généralisée et systématique a été perpétrée par les anti-balaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir la Séléka". La CPI "a soumis aux autorités françaises une demande en vue de l'arrestation et de la remise à la Cour de Patrice-Edouard Ngaïssona à l'issue des procédures nationales nécessaires". Cette arrestation intervient quelques semaines après la remise à la CPI d'Alfred Yekatom, parfois surnommé Rambo, lui aussi ancien chef de milice centrafricain.