Theresa May a accepté l'offre de l'UE pour un report du Brexit

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La date du Brexit pourrait être décalée jusqu'au 22 mai (photo d'archives).
La date du Brexit pourrait être décalée jusqu'au 22 mai (photo d'archives). © Aris Oikonomou / AFP
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Si les députés britanniques approuvent la semaine prochaine l'accord de divorce conclu en novembre avec l'UE, la date du Brexit sera reportée jusqu'au 22 mai.

La Première ministre britannique Theresa May a accepté les deux "scénarios" sur un report du Brexit offerts par l'Union européenne, a annoncé jeudi soir le président du Conseil Donald Tusk. "J'ai rencontré la Première ministre May à plusieurs reprises ce soir pour être sûr que le Royaume-Uni accepte les scénarios d'une extension et je suis ravi de confirmer que nous avons un accord là-dessus", a-t-il déclaré. 

 

Le 22 mai ou le 12 avril. "La décision d'aujourd'hui souligne l'importance pour la Chambre des communes de voter l'accord sur le Brexit la semaine prochaine, pour que l'on puisse mettre un terme à l'incertitude et partir d'une façon souple et ordonnée", a de son côté conclu Theresa May lors d'une conférence de presse. Selon cette offre, si les députés britanniques approuvent la semaine prochaine l'accord de divorce conclu en novembre avec l'UE, la date du Brexit sera reportée jusqu'au 22 mai. En cas de nouveau rejet, Londres aura jusqu'au 12 avril pour décider d'organiser des élections européennes. Ce qui lui permettrait alors de demander un nouveau report dont la durée n'a pas été fixée.

L'enjeu des élections européennes. "Si vous décidez de ne pas organiser des élections, vous ne pourrez plus être là au-delà des élections européennes quoiqu'il advienne", a résumé le président français Emmanuel Macron à la sortie de la réunion. Theresa May a réaffirmé jeudi soir sa réticence à participer au scrutin européen, se disant "fortement défavorable à l'idée de demander aux Britanniques de participer à ces élections, trois ans après avoir voté pour quitter l'UE".

La proposition européenne constitue un assouplissement de leur position. Plusieurs dirigeants avaient auparavant affirmé que faute de vote positif des élus britanniques, l'on s'acheminait vers une sortie sans accord du Royaume-Uni dans huit jours, synonyme de retour des contrôles aux frontières et de barrières douanières.