Un cadre idyllique pour une rencontre express entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni. Le président de la République et la Première ministre transalpine se sont retrouvés en fin d'après-midi sur la Côte d'Azur pour un 36e sommet franco-italien, probablement le dernier de l'ère Macron.
Un rendez-vous très court entre deux alliés pas toujours sur la même ligne. C'est par une visite du musée Picasso d'Antibes qu'a débuté ce sommet franco-italien, avant un tête-à-tête dans une prestigieuse demeure du Cap d'Antibes surplombant la Méditerranée.
Une heure de discussion environ, avec à la sortie une déclaration commune de la présidente du Conseil des ministres d'Italie et du président de la République français, qui se sont aussi exprimés sur leurs relations.
"Nous défendons les intérêts de nos pays, mais nous le faisons de manière respectueuse et engagée. Je crois que l'accélération de beaucoup de projets l'a montré. Nous croyons aussi dans une Europe plus forte et plus souveraine et qui tient sa place", a souligné Emmanuel Macron.
Le premier sommet franco-italien depuis 2020
"Je crois que la coopération franco-italienne démontre que nos relations n'ont pas été, disons, glaciales. Ce sont des relations entre personnes sérieuses qui discutent de politique", a assuré Giorgia Meloni.
C'est le premier sommet franco-italien depuis 2020, le premier surtout depuis l'élection de Giorgia Meloni il y a près de 4 ans. Pas de grandes annonces, si ce n'est la signature d'une feuille de route sur la défense pour la période 2026-2031.
Les deux pays souhaitent notamment approfondir leur coopération dans les systèmes de défense aérienne. Il y a eu aussi des accords en matière de transport et d'énergie. Et les questions internationales, notamment la guerre en Ukraine, ponctuent évidemment cette rencontre qui s'achèvera par un dîner de travail.
Après ce sommet franco-italien, une annonce : la France et l'Italie veulent mettre en place une coalition multinationale pour succéder à la Finul au sud du Liban.