Si Berlin renvoie des migrants par "charters", Salvini fermera les aéroports italiens

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"Nous fermons les aéroports comme nous avons fermé les ports", a prévenu Matteo Salvini sur Twitter.
"Nous fermons les aéroports comme nous avons fermé les ports", a prévenu Matteo Salvini sur Twitter. © ANDREAS SOLARO / AFP
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Le ministre de l'Intérieur italien a menacé dimanche de fermer les aéroports si l'Allemagne envoyait des migrants par "charters", en application des accords de Dublin. 

Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini a prévenu dimanche qu'il fermerait tous les aéroports italiens si l'Allemagne s'avisait de renvoyer par "charters" des migrants en application des accords de Dublin.

"Si quelqu'un, à Berlin ou à Bruxelles, pense débarquer en Italie des dizaines de migrants avec des vols charters non autorisés, qu'il sache qu'il n'y a pas et il n'y aura pas d'aéroport disponible. Nous fermons les aéroports comme nous avons fermé les ports", a écrit dimanche sur son compte Twitter le ministre, qui est également le chef de la Ligue (extrême droite).

Une information ni confirmée ni démentie en Allemagne. Citant des sources anonymes de l'aéroport de Munich, l'agence de presse allemande DPA a évoqué de possibles vols charters vers l'Italie, dont le premier dès lundi. Les autorités bavaroises n'ont pas confirmé ou démenti ces informations à l'agence. Samedi, le journal italien La Repubblica avait affirmé que l'Office fédéral allemand en charge de l'immigration était en train d'envoyer de nombreuses lettres à des réfugiés arrivés dans l'UE par l'Italie, en annonçant leur "transfert" imminent dans le cadre des accords de Dublin. Ces derniers obligent les migrants à déposer leur demande d'asile dans le premier pays européen où ils sont enregistrés.

La question migratoire divise la classe politique allemande. Le journal italien ajoutait que "l'emploi de vols charters" n'était pas exclu pour la première fois, en écrivant que le premier avion pourrait arriver en Italie mardi. Si cette information devait se confirmer, cela rallumerait le conflit au sein du gouvernement allemand autour de la politique migratoire, avec une passe d'armes entre la chancelière Angela Merkel et son ministre de l'Intérieur Horst Seehofer. Ce dernier se bat pour conquérir des voix pour les élections régionales en Bavière du 14 octobre, où sa formation conservatrice bavaroise CSU est menacée par la poussée du parti d'extrême droite AfD.