Selon la Banque d'Espagne, la Catalogne fait peser des "risques" sur l'économie espagnole

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Les Catalans doivent voter dimanche lors d'un référendum d'autodétermination sur leur indépendance.
Les Catalans doivent voter dimanche lors d'un référendum d'autodétermination sur leur indépendance. © AFP
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La Banque d'Espagne alerte sur le risque que fait peser le référendum d'autodétermination sur la Catalogne.

La Banque d'Espagne a mis en garde jeudi contre les "risques" pour la croissance suscités par la tension en Catalogne, région produisant un cinquième de la richesse du pays, à trois jours d'un référendum d'autodétermination interdit par Madrid. "Les tensions politiques en Catalogne pourraient finir par affecter la confiance des agents (économiques) et leurs décisions de dépenses et conditions de financement", explique la banque centrale dans son rapport trimestriel, sans plus de détails.

Région exportatrice. La Banque d'Espagne a toutefois maintenu ses prévisions de croissance pour l'économie espagnole, à 3,1% pour 2017, 2,5% pour 2018 et 2,2% pour 2019. La Catalogne représentait 19% du PIB espagnol en 2016, au coude-à-coude avec Madrid pour le titre de région la plus riche du pays. Elle est de très loin la première région exportatrice d'Espagne, avec un quart des ventes de marchandises à l'étranger, tirées par l'agroalimentaire, la chimie et l'automobile. La Catalogne est aussi la première région touristique du pays avec plus de 18 millions de visiteurs étrangers en 2016.

Un moteur en Espagne. Plusieurs grandes entreprises espagnoles ont leur siège à Barcelone : le groupe textile Mango, la troisième banque espagnole CaixaBank, le géant gazier Gas Natural ou le groupe autoroutier Abertis (propriétaire des autoroutes françaises Sanef). En 2016, l'économie espagnole avait progressé de 3,3% soit plus du double de la moyenne de la zone euro, grâce à des exportations très dynamiques venues renforcer les dépenses des ménages, ainsi qu'à la bonne santé du tourisme. L'Espagne conserve toutefois d'importantes faiblesses, comme sa lourde dette publique (environ 100% du PIB) et son fort taux de chômage (17,2% au deuxième trimestre), le deuxième plus élevé de la zone euro.