Acculé depuis de nombreux mois, le Premier ministre britannique Keir Starmer a finalement décidé de démissionner lundi. Son départ du 10, Downing Street ouvre une période de transition au Royaume-Uni, durant laquelle son successeur doit être désigné. En attendant, il continuera d'assurer ses fonctions.
Sa démission était devenue inéluctable. Poussé vers la sortie par ses partisans, notamment après le scandale de la nomination d'un ambassadeur aux États-Unis impliqué dans l'affaire Epstein et le désastre des élections locales de début mai, le Premier ministre britannique Keir Starmer a finalement décidé de jeter l'éponge ce lundi 22 juin.
Une décision approuvée par une large majorité des Britanniques : selon un sondage YouGov, ils sont 62% à estimer qu'il a bien fait de quitter son poste, deux ans après son arrivée au pouvoir.
Ouverture d'une période de transition
Keir Starmer a d'abord informé le roi Charles III de sa démission, avant de l'annoncer publiquement devant la célèbre porte du 10, Downing Street, la résidence londonienne des Premiers ministres. S'ouvre désormais une période de transition au Royaume-Uni, durant laquelle le leader travailliste va continuer d'assurer ses fonctions.
Le Comité exécutif national du Labour doit dorénavant annoncer l'ouverture des candidatures pour lui succéder le 9 juillet, a précisé Keir Starmer. Et cela pourrait aller très vite, tant un candidat se démarque : Andy Burnham. Le maire travailliste du Grand Manchester est, à ce jour, le seul prétendant au poste de Premier ministre après le ralliement de l'ancien ministre de la Santé, Wes Streeting.
Son successeur désigné le 16 juillet ?
Si aucun concurrent ne se fait connaître au sein du Labour, Andy Burnham pourrait être désigné dès le 16 juillet, ce qui correspond au début de la phase estivale du Parlement. Celui qui est surnommé le "roi du Nord" en référence à la série Game of Thrones pourrait dès lors entrer à Downing Street le 17 ou le 18 juillet, selon plusieurs médias.
Le Royaume-Uni va donc connaître un septième Premier ministre différent en l'espace de dix ans, signe d'une instabilité politique dans le pays. Après la démission de Starmer, Nigel Farage, chef du parti anti-immigration Reform UK et plébiscité dans les sondages, a appelé à de nouvelles élections législatives. Toutefois, le Labour, très majoritaire au Parlement, n'y est pas contraint. Les prochaines élections se tiendront en théorie en 2029.