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«Projet Liberté» : comment s'organise l'escorte américaine dans le détroit d'Ormuz ?

[AFP]

Les États-Unis ont commencé leur mission d'escorte dans le détroit d'Ormuz, sur fond de reprises du conflit avec l'Iran. Un seul objectif pour Washington : protéger les navires souhaitant traverser le détroit et débloquer ce passage stratégique.

Plus de deux mois après le début du conflit en Iran, l'espoir de paix s'éloigne dans la région. Ce lundi, plusieurs accrochages ont eu lieu entre l'Iran et les États-Unis, qui viennent de lancer leur opération "Projet Liberté". 

Une opération qui doit permettre de débloquer le détroit d'Ormuz, où passait avant le début de la guerre, près d'un cinquième du pétrole mondial. Pour y arriver, Washington peut compter sur des destroyers lance-missiles, plus de 100 aéronefs et 15.000 militaires, afin d'accompagner les navires bloqués dans la zone. 

Drones et hélicoptères mobilisés

Pour l'instant, il ne s'agit pas d'une escorte rapprochée, mais d'un accompagnement des bateaux à distance. L'armée américaine, grâce à ses drones et ses hélicoptères, informera en temps réel chaque navire commercial souhaitant quitter le détroit.

"Ils contacteront par radio un PC tactique, qui leur dira : 'Il n'y a pas de mines, vous pouvez passer par ici. Et les Américains vont mettre en place un système de bâtiments qui seraient répartis tout le long de l'itinéraire, qui éventuellement pourraient intervenir contre les Iraniens", indique au micro d'Europe 1 Peer de Jong, ancien colonel. 

Créer une "bulle de sécurité"

De leur côté, les Iraniens maintiennent la pression, continuant ces dernières heures à leurs opérations militaires dans le détroit. Une situation sous haute tension qui pourrait bien obliger les Américains à passer au plan B, escorter les bâtiments civils avec des navires militaires. 

"Il y aura des bâtiments présents dans la zone. Soit, ils sont fixes, soit il transitent avec les bateaux de la gamme civile. Et donc, ils les accompagneront et ça créera une bulle de sécurité", ajoute le colonel. Selon Peer de Jong, ces missions d'escorte sous le feu iranien pourraient durer plusieurs semaines.