Premier sommet Poutine-Kim pour raviver des liens "historiques"

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Les deux dirigeants se sont rencontrés jeudi sur l'île Rousski, en face du port de Vladivostok.
Les deux dirigeants se sont rencontrés jeudi sur l'île Rousski, en face du port de Vladivostok. © Alexander Zemlianichenko / POOL / AFP
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La rencontre jeudi entre les deux dirigeants pourrait raviver les relations historiques entre Pyongyang et Moscou, l'URSS ayant placé le grand-père de Kim Jong Un, Kim Il Sung, au pouvoir.

Kim Jong Un et Vladimir Poutine se sont retrouvés pour leur premier sommet jeudi avec l'objectif de renforcer les "liens historiques" entre Moscou et Pyongyang, en pleine impasse diplomatique avec Washington sur le nucléaire. Malgré ses invitations répétées à Kim Jong Un, la Russie était restée jusqu'à présent à l'écart de la spectaculaire détente observée sur la péninsule coréenne depuis début 2018.

Mais deux mois après le fiasco de sa deuxième rencontre avec le président américain à Hanoi, le dirigeant nord-coréen cherche des soutiens dans son bras de fer avec Washington et un certain rééquilibrage de ses relations entre Pékin, son plus proche soutien, et Moscou, son ancien allié de la Guerre froide. C'est l'URSS qui avait placé au pouvoir son grand-père et fondateur de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), Kim Il Sung.

 

"Nous avons beaucoup à faire pour développer nos relations"

Vladimir Poutine a accueilli d'une longue poignée de main Kim Jong Un sur l'île Rousski, en face du port de Vladivostok (Extrême-Orient) où le dirigeant nord-coréeen était arrivé mercredi après un voyage d'une dizaine d'heures dans son train blindé vert olive. "Je suis sûr que votre visite aujourd'hui en Russie nous aidera à mieux comprendre par quels moyens nous pouvons résoudre la situation sur la péninsule coréenne, et ce que la Russie peut faire pour soutenir les tendances positives qui ont lieu actuellement", a déclaré le président russe. "Sur le plan bilatéral, nous avons beaucoup à faire pour développer nos relations économiques".

"Je pense que cette rencontre sera très utile pour développer les liens historiques entre les deux pays, qui ont une longue amitié, en une relation plus stable et plus solide", a déclaré Kim Jong Un lors de l'entretien, ajoutant s'attendre à "un dialogue significatif" à propos de la situation sur la péninsule coréenne, et félicitant le président russe de "construire une Russie forte". 

Pas d'accord attendu

Ni communiqué commun ni signature d'accords ne sont prévus à l'issue du sommet, le premier à ce niveau entre les deux pays depuis celui en 2011 entre l'ex-président Dmitri Medvedev et Kim Jong Il. Ce dernier avait alors affirmé qu'il était prêt à renoncer aux essais nucléaires. Kim Jong Un a depuis présidé à quatre essais nucléaires dont, potentiellement, celui d'une bombe à hydrogène en 2017, et au lancement de missiles intercontinentaux capables d'atteindre l'ensemble du territoire continental américain.