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Payer pour s'asseoir à côté de ses enfants ? Londres ouvre une enquête contre Ryanair

Ryanair, compagnie aérienne britannique.
Ryanair, compagnie aérienne britannique. [Mateusz Wlodarczyk / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Le régulateur britannique de la concurrence a annoncé, jeudi, ouvrir une enquête contre la compagnie aérienne Ryanair sur les frais facturés aux parents pour s'asseoir à côté de leurs enfants. L'enquête a pour but de déterminer s'il s'agit "d'une clause contractuelle abusive".

Le régulateur britannique de la concurrence a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête contre la compagnie à bas coûts Ryanair sur les frais facturés aux parents pour s'asseoir à côté de leurs enfants, pour déterminer s'il s'agit "d'une clause contractuelle abusive".

"Les conditions générales de Ryanair exigent qu'au moins un parent soit assis avec ses enfants âgés de 2 à 11 ans" en réservant un "siège familial" payant alors que "pour tous les autres passagers, la réservation de siège est facultative", indique la CMA dans un communiqué.

Ces frais s'élèvent généralement à environ 8 livres (9,27 euros) par trajet, selon le régulateur, qui rappelle que cette pratique est bannie en Italie mais "utilisée sur la majorité des liaisons de Ryanair au départ du Royaume-Uni".

Le régulateur n'a "tiré Aucune conclusion" pour l'instant

L'entreprise a dénoncé une enquête "fallacieuse", assurant dans une déclaration transmise à l'AFP "respecter pleinement l'ensemble des lois et réglementations applicables" et ne facturer "aucun frais" pour jusqu'à quatre sièges enfants sur une réservation - les parents n'ayant à payer "qu'un seul siège réservé" pour un adulte.

Selon la CMA, c'est pourtant la seule grande compagnie au départ du Royaume-Uni à imposer ce type de frais - qui ne s'appliquent en outre pas systématiquement : "dans un nombre limité de cas, des parents peuvent être assis à côté de leurs enfants sans frais supplémentaires". Le régulateur, qui rendra compte de l'avancée de son enquête d'ici 6 mois, précise n'avoir à ce stade "tiré aucune conclusion quant à savoir si Ryanair a enfreint la loi".