Le trafic maritime reprend progressivement dans le détroit d'Ormuz après des mois de blocage. Mais la situation reste fragile, avec plus de 500 navires en attente et des risques sécuritaires persistants. Une mission internationale de déminage est envisagée.
Le trafic maritime reprend lentement dans le détroit d'Ormuz, après plusieurs mois de blocage liés aux tensions entre les États-Unis et l'Iran. Mais un retour à la normale reste encore éloigné.
Des centaines de navires toujours en attente
Plus de 500 navires de commerce, pétroliers, méthaniers et porte-conteneurs, patientent encore aux abords du détroit, dans l'attente du feu vert des armateurs. Une trentaine seulement franchissent désormais quotidiennement la zone, contre une centaine avant le conflit.
Selon le directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime, Paul Touré, la situation reste instable : "On sait qu'à tout moment, ça peut un peu déraper. Donc c'est là où il y a forcément une sorte de prudence." Armateurs et acheteurs restent prudents, redoutant une nouvelle escalade.
Le risque des mines toujours évoqué
Un risque sécuritaire majeur demeure, la possible présence de mines dans le détroit, même si elle n'a jamais été confirmée officiellement. Dans ce contexte, une mission internationale de déminage est envisagée, à laquelle la France pourrait participer.
Ces opérations de sécurisation des eaux iraniennes et omanaises pourraient s'étaler sur plusieurs semaines, tant la zone reste sensible.