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Baisse des transactions, hausse des taux... Comment la guerre au Moyen-Orient freine les envies immobilières des Français

[Romain Doucelin / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Nouveau coup de froid sur le marché immobilier. Selon la Fédération nationale de l'Immobilier tire la sonnette d'alarme face aux baisses observées. Le marché s'est contracté de près de 17.000 transactions entre mars et avril par rapport à la même période l'an dernier, la faute notamment... à la guerre au Moyen-Orient. 

Le marché immobilier fait grise mine. Sur les mois de mars et avril 2026, le nombre de transactions sur le marché de l'ancien connaît une chute drastique : -17.000 ventes, par rapport à la même période l'an dernier. 

Un marché qui se tend

Une dégringolade qui s’explique essentiellement par le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les incertitudes qui en découlent et la remontée des taux d’intérêts en moyenne à 3,25% sur 20 ans. Pire, ils pourraient atteindre 3,80% d'ici la fin de l'année, averti la Fédération nationale de l'Immobilier (FNAIM), suite aux mesures prises par la banque centrale européenne, pour faire face au retour de l'inflation. 

Résultat : sur un achat à 200.000 euros, l'acheteur aura 15.000 euros de plus à dépenser en intérêts. Preuve que le marché se tend, la moitié des acheteurs empruntent désormais sur 25 ans afin de faire baisser leurs mensualités même si à la fin, ça leur coutera encore plus cher. 

Dans les agences, les délais de vente s'allongent au-delà des 90 jours. Autre conséquence, l'investissement locatif s’écroule. Pour la FNAIM, la France est passée d'une crise de l'immobilier à une crise du logement dont les jeunes actifs sont les premières victimes.