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Accord entre l’Iran et les États-Unis : le protocole déjà fragilisé avant sa signature ?

[Don EMMERT / AFP]

Un accord de paix conclu entre Washington et Téhéran doit être précisé lors de 60 jours de pourparlers encore incertains. Mais la montée des tensions au Liban et les violences récentes fragilisent déjà le processus, tandis que les divisions politiques s'accentuent à Washington et que la reprise des discussions reste suspendue aux évolutions sur le terrain.

Le grand flou autour des négociations entre Iraniens et Américains. Les négociations entre l'Iran et les États-Unis restent entourées d'incertitudes. 60 jours de pourparlers sont prévus afin de préciser les modalités de l'accord de paix signé dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 juin entre les deux belligérants.

Mais la première réunion n'a toujours pas eu lieu, fragilisée par la montée des tensions au Moyen-Orient. Dans la nuit du 17 au 18 juin, quatre soldats israéliens ont été tués par le Hezbollah, entraînant une riposte israélienne ayant fait au moins 47 morts, selon plusieurs sources. Malgré ces affrontements, un cessez-le-feu est entré en vigueur ce vendredi 19 juin au Liban.

l'Iran aurait suspendu à la dernière minute sa participation aux pourparlers en Suisse

Ce cessez-le-feu constitue un premier test pour la solidité de l'accord conclu en milieu de semaine entre Washington et Téhéran. Donald Trump serait, pour l'heure, parvenu à imposer une désescalade à son allié israélien, qui poursuivait jusque-là ses opérations au Liban.

Selon plusieurs sources diplomatiques, l'Iran aurait suspendu à la dernière minute sa participation aux pourparlers prévus ce vendredi dans les Alpes suisses, en réaction aux frappes israéliennes meurtrières.

Tout semblait pourtant prêt pour accueillir les deux délégations. Des discussions directes au plus haut niveau avaient été évoquées, avant que la participation du vice-président américain JD Vance ne soit finalement annulée.

Des divergences dans le camp Trump

À Washington, les divisions restent vives au sein du camp républicain de Donald Trump, certains élus dénonçant un accord jugé trop favorable à l'Iran, notamment en raison des 300 milliards de dollars évoqués pour la reconstruction du pays et de la levée progressive des sanctions, alors même que les discussions sur le nucléaire n'ont pas encore débuté.

Reste à savoir si le cessez-le-feu au Liban permettra de relancer les pourparlers, possiblement dès ce week-end, selon des sources proches de la Maison Blanche.