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Midterms 2026 : les enjeux d'un scrutin majeur pour Donald Trump

Le président américain Donald Trump quitte la scène après avoir pris la parole lors d'un meeting électoral au Five Flags Center, le 1er novembre 2026, à Dubuque, dans l'Iowa. [Andrew Harnik / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP]

Les Américains votent ce mardi pour les élections de mi-mandat, qui pourraient enregistrer une participation record. Dans un contexte défavorable à son administration, Donald Trump multiplie les interventions jusqu'à la dernière minute. Les démocrates n'excluent plus de remporter les deux chambres du Congrès.

Plus de 250 millions d'Américains sont appelés à se prononcer à partir de ce mardi 3 novembre. Plusieurs dizaines de millions ont déjà voté ces derniers jours, par anticipation. Pour Donald Trump, l'enjeu est de taille : le scrutin pourrait symboliquement se transformer en référendum pour ou contre lui.

Donald Trump abat ses dernières cartes

Le président américain le sait et mobilise jusqu'au bout. Lundi 2 novembre, il évoquait les élections les plus importantes de la vie des Américains. Ce mardi matin, sur la chaîne conservatrice Fox News, il a notamment annoncé la fin d'une aide de 3,8 milliards pour la sécurité d'Israël. En fin de matinée, dans une courte vidéo, il a incité les jeunes à aller voter, affirmant que le pays ne s'était jamais aussi bien porté.

L'objectif est de faire changer, car le contexte est particulièrement défavorable à son administration : une guerre en Iran impopulaire qui s'éternise, la hausse générale du coût de la vie et l'envolée des prix des carburants.

Le Congrès en jeu, et l'après-Trump dans le viseur

Les sondages annoncent un net recul des républicains. Les démocrates n'excluent plus d'obtenir la majorité dans les deux chambres : à la Chambre des représentants, mais aussi au Sénat, dont un tiers des sièges est renouvelé. Une victoire leur permettrait d'entraver la fin du mandat de Donald Trump, jusqu'en 2028.

En cas d'échec, les républicains pourraient aussi commencer à penser à la suite. Il s'agirait de repenser la place de Donald Trump au sein du parti, à deux ans d'une présidentielle où il ne sera plus leur candidat.