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Mali : les djihadistes aux portes de Bamako, la situation devient incontrôlable pour la junte

[AFP]

Villes stratégiques tombées, mercenaires russes battant en retrait... Au Mali, la situation semble hors de contrôle face à l'avancée des djihadistes, désormais aux portes de la capitale, Bamako.

Le Mali se retrouve pris au piège par la menace terroriste. Alors que Paris appelle ses ressortissants encore présents sur le territoire à quitter le pays au plus vite, ce pays du Sahel subit plusieurs attaques des combattants du JNIM, un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda. 

Et alors que les djihadistes sont aux portes de la capitale Bamako, dans le nord du pays, plusieurs villes stratégiques sont tombées. En plein cœur du Sahel malien, Kidal est tombée en une journée aux mains des rebelles Touaregs et des jihadistes. L’armée malienne est débordée, ses alliés russes de l’Africa Corps quittent précipitamment Kidal dès le début des combats.

Une débâcle humiliante pour les mercenaires russes

Une débâcle humiliante pour les mercenaires russes repliés sur d’autres fronts face à une série d'attaques coordonnées dans tout le pays… Comme l’explique Wassim Nasr spécialiste des mouvements djihadistes et journaliste pour France 24.

"Du moment où ils étaient sûrs de ne pas avoir de soutien aérien, parce que ce soutien aérien était occupé dans la capitale, il a fallu faire des choix. Ou bien trouver un accord et sortir dans une sortie ordonnée, ou bien subir une défaite où les soldats seraient massacrés", analyse-t-il au micro d'Europe 1. 

Un échec de la stratégie de la junte malienne

A Bamako, le président Goïta tente de faire bonne figure, assurant que la situation est maîtrisée. Mais les jihadistes encerclent la capitale et veulent y imposer un nouveau blocus. 

"Les gens ont compris en fait que les djihadistes étaient vraiment aux portes de la capitale. Donc toute la propagande de la junte qui disait que 'tout est sous contrôle, le partenaire russe est formidable en opposition au partenaire français, etc'... En fait, tout ça était un peu bidon", ajoute le journaliste de France 24.

Cette série d’attaques illustre encore davantage l’échec stratégique de la junte malienne, elle qui promet depuis sa prise du pouvoir en 2020 de lutter plus efficacement contre le terrorisme.