Macron sur la Hongrie : "ne rien céder sur les valeurs mais ne pas diviser"

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"Je ne crois pas dans ceux qui veulent diviser l'Europe", a déclaré vendredi Emmanuel Macron.
"Je ne crois pas dans ceux qui veulent diviser l'Europe", a déclaré vendredi Emmanuel Macron. © AFP
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Le chef de l'État a déclaré vendredi "ne rien vouloir céder à ceux qui veulent reculer sur les valeurs", lors d'une conférence de presse avec le président slovaque. 

Le président français Emmanuel Macron s'est inquiété vendredi de la politique du gouvernement hongrois, déclarant vouloir "ne rien céder à ceux qui veulent reculer sur les valeurs", mais a souligné aussi qu'il fallait "ne pas diviser l'Europe".

"Ce à quoi nous assistons est grave", a-t-il commenté devant la presse à Bratislava, en réponse à une question sur le départ de l'université d'Europe centrale fondée par le milliardaire américano-hongrois George Soros, contrainte par le gouvernement de Viktor Orban à quitter la Hongrie.

"Je distingue les dirigeants des peuples". "Je me battrai partout où on veut faire reculer la place de la justice, la capacité des journalistes à travailler librement, la place des universités, ce qui nous fait Européens", a-t-il dit lors d'une conférence de presse avec le président slovaque Andrej Kiska. "Nous allons voir comment tout faire pour que le peuple hongrois ait accès au savoir de qualité et qu'on ne puisse pas chasser des enseignants", a-t-il ajouté. "Je crois que c'est notre devoir absolu". "Mais je distingue les dirigeants des peuples", a-t-il poursuivi, ajoutant "je ne crois pas dans ceux qui veulent diviser l'Europe".

Une procédure du Parlement européen lancée contre la Hongrie. Dans une interview vendredi matin, il avait également nuancé ses critiques contre la politique de Vicktor Orban, assurant avoir "une bonne relation" avec le dirigeant hongrois, qui l'a pourtant désigné comme son principal adversaire pour les prochaines élections européennes. Il a aussi affirmé que la procédure lancée par le Parlement européen contre la Hongrie, qui pourrait être sanctionnée pour violations des valeurs européennes, "ne vise pas d'abord à sanctionner mais à dialoguer et à alerter" et espéré "des réponses" du gouvernement Orban. Lors du sommet européen de Salzbourg en septembre, le président français avait pris soin de serrer la main de Viktor Orban devant les journalistes.