L'opposant russe Sergueï Oudaltsov, en grève de la faim, a été hospitalisé

  • A
  • A
Sergueï Oudaltsov 1280
Sergueï Oudaltsov a écopé d'une peine de prison de 30 jours. © Alexander NEMENOV / AFP
Partagez sur :

Sergueï Oudaltsov, qui a été condamné pour avoir brûlé des portraits de dirigeants russes lors d'une manifestation contre le relèvement de l'âge de la retraite, "a été hospitalisé pour des raisons médicales".

L'opposant russe d'extrême gauche Sergueï Oudaltsov, qui a entamé une grève de la faim après avoir été emprisonné pour une peine de 30 jours, a été hospitalisé, a indiqué dimanche un militant russe des droits de l'Homme.

Hospitalisation d'urgence. Sergueï Oudaltsov, qui a été condamné pour avoir brûlé des portraits de dirigeants russes lors d'une manifestation contre le relèvement de l'âge de la retraite, "a été hospitalisé pour des raisons médicales", a indiqué le militant Ivan Melnikov, cité par l'agence officielle TASS. "Un médecin lui a mesuré la tension en notre présence, fait une analyse de sang (…) et a décidé de l'hospitaliser d'urgence", a précisé Ivan Melnikov, membre d'une commission publique de surveillance des prisons, qui a pu rendre visite à l'opposant dimanche dans sa cellule. "Il a été aussitôt emmené par une ambulance", a-t-il ajouté.

Sergueï Oudaltsov, déjà emprisonné de 2012 à 2016 à la suite de manifestations anti-Poutine, a été interpellé mardi puis jugé et condamné à 30 jours de détention. L'opposant, qui a qualifié d'"arbitraires" les poursuites à son encontre, a ensuite entamé une grève de la faim, en refusant de manger et de boire. Les faits reprochés à Sergueï Oudaltsov remontent au 28 juillet, quand des dizaines de milliers de Russes ont manifesté dans toute la Russie à l'appel du Parti communiste contre un projet de hausse de l'âge du départ à la retraite.

Membre du Front de gauche russe. Sergueï Oudaltsov a été libéré en août 2017 après avoir purgé une peine de quatre ans et demi de prison pour avoir organisé des "troubles massifs" lors des manifestations du 6 mai 2012, à la veille de l'investiture de Vladimir Poutine pour un troisième mandat présidentiel. Sa formation, le Front de gauche, peine à se faire entendre au sein de l'opposition ces dernières années. Celle-ci a notamment soutenu l'annexion de la Crimée par la Russie.