Quelques heures après une première session de pourparlers jugée "positive" par Téhéran à Oman, les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions pétrolières contre l’Iran. Elles visent notamment des entités, des individus et des navires liés au commerce illicite de pétrole et de produits pétrochimiques.
Les États-Unis ont annoncé vendredi de nouvelles sanctions visant le secteur pétrolier iranien, quelques heures après une première session de pourparlers à Oman décrite comme s’étant déroulée dans une "atmosphère positive" par Téhéran.
Dans un communiqué, le porte-parole du département d’État, Tommy Pigott, a affirmé que le président Donald Trump s’était "engagé à réduire les exportations illicites de pétrole et de produits pétrochimiques du régime iranien dans le cadre de la campagne de pression maximale menée par son administration".
Il a accusé Téhéran de privilégier le financement d’activités déstabilisatrices à l’étranger et de renforcer la répression interne plutôt que d’investir dans le bien-être de sa population et ses infrastructures.
15 entités, deux individus et 14 navires appartenant à une flotte fantôme
Les nouvelles mesures ciblent 15 entités, deux individus et 14 navires appartenant à une flotte fantôme impliquée dans le commerce illicite de pétrole iranien, dont certains battant pavillon turc, indien ou émirati, selon le département d’État.
Cette annonce intervient alors que des délégations iranienne et américaine se sont rencontrées à Mascate et ont convenu de poursuivre les discussions, d’après le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Gel de l'ensemble des avoirs détenus aux Etats-Unis
Parallèlement, Donald Trump a multiplié les mises en garde sur une possible intervention militaire contre l’Iran, après la répression violente des manifestations de début janvier, et a renforcé la présence navale américaine dans le Golfe.
Les sanctions américaines prévoient notamment le gel de tous les avoirs détenus aux États-Unis par les personnes et entités visées. Elles interdisent également à toute entreprise ou citoyen américain d’entretenir des relations commerciales avec elles, sous peine de s’exposer à des mesures similaires.