Le vice-Premier ministre italien Di Maio est venu à Paris rencontrer des "gilets jaunes"

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Luigi Di Maio affiche depuis plusieurs semaines son soutien au mouvement des "gilets jaunes".
Luigi Di Maio affiche depuis plusieurs semaines son soutien au mouvement des "gilets jaunes". © ALBERTO PIZZOLI / AFP
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Le chef de file du mouvement 5 étoiles a rencontré mardi Christophe Chalençon et des candidats aux élections européennes de la liste RIC d'Ingrid Levavasseur.

Luigi Di Maio, vice-Premier ministre italien et chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), a annoncé avoir rencontré mardi en France des responsables des "gilets jaunes".

"Le vent du changement a franchi les Alpes". "Aujourd'hui (...) nous avons fait un saut en France et nous avons rencontré le leader des gilets jaunes Christophe Chalençon et les candidats aux élections européennes de la liste RIC d'Ingrid Levavasseur", a annoncé Luigi Di Maio sur les réseaux sociaux.

Il a évoqué "une belle rencontre, la première avant tant d'autres, au cours de laquelle nous avons parlé de nos pays, des droits sociaux et de démocratie directe". "Le vent du changement a franchi les Alpes. Je répète: le vent du changement a franchi les Alpes", a-t-il conclu. Le M5S a précisé que la rencontre avait eu lieu en région parisienne et qu'un nouveau rendez-vous avait été fixé "dans les prochaines semaines" à Rome.

Les polémiques entre la France et l'Italie se multiplient. Christophe Chalençon est une figure du mouvement dans le Vaucluse, tandis qu'Ingrid Levavasseur est à la tête d'une liste pour les européennes annoncée il y a deux semaines. Début janvier, Luigi Di Maio avait apporté un soutien appuyé aux "gilets jaunes" : "Ne faiblissez pas !" leur avait-il lancé sur le blog du M5S, mouvement politique atypique né en 2009 du rejet de la vieille classe politique par une partie des Italiens. Il leur avait aussi offert l'aide de la plate-forme internet du M5S, baptisée "Rousseau", qui permet à tout inscrit au M5S de participer à l'élaboration des programmes et de propositions de lois, mais aussi au choix des candidats pour les élections locales ou nationales.

Les échanges entre les gouvernements français et italien ont parfois été vifs ces derniers mois sur l'immigration, la Libye, les meurtriers d'extrême gauche réfugiés en France ou encore le projet de ligne ferroviaire Lyon-Turin, que le M5S a promis de stopper.