La tuerie en Crimée est de la faute de la "mondialisation", affirme Poutine

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Vladimir Poutine met en cause explicitement "Internet" dans la tuerie de Kertch. (image d'archives)
Vladimir Poutine met en cause explicitement "Internet" dans la tuerie de Kertch. (image d'archives) © ALEXEY NIKOLSKY / SPUTNIK / AFP
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Le président russe a estimé jeudi que la tuerie dans un lycée de Crimée était le fait des "réseaux sociaux", tandis que l'ex-petite amie de l'auteur de la tuerie a évoqué son désir de vengeance. 

Le président russe Vladimir Poutine a mis en cause jeudi la "mondialisation", selon lui responsable de la tuerie dans un lycée en Crimée, où un élève a tué 20 personnes avant de se donner la mort. "C'est le résultat de la mondialisation. Sur les réseaux sociaux, sur Internet. Nous voyons qu'il y a toute une communauté qui a été créée. Tout a commencé avec les événements tragiques dans les écoles aux États-Unis", a-t-il déclaré.

Un auteur victime d'"humiliations", selon son ex-petite amie. Selon l'ex-petite amie de l'auteur de la tuerie, ce dernier souhaitait se venger d'élèves qui l'humiliaient et "ne voulait plus vivre", a-t-elle dit à la chaîne de télévision russe RT. "Il racontait ne plus faire confiance aux gens depuis que des personnes dans sa classe avaient commencé à l'humilier parce qu'il n'était pas comme les autres", a expliqué cette adolescente de 15 ans, sous couvert d'anonymat. Pour cette raison, Vladislav "ne voulait plus vivre" et désirait se venger de ces humiliations, a-t-elle ajouté. "Nous avions un sujet d'intérêt commun parce que je m'entraîne au tir. Ça le passionnait aussi. Il aimait bien divers types d'armes", a-t-elle précisé à RT. 

Neuf mineurs parmi les 20 morts. Vladislav Rosliakov, un élève de 18 ans, a été identifié par les autorités comme ayant été l'auteur de l'attaque de mercredi qui a coûté la vie à 20 personnes et fait 44 blessés dans un lycée technique de Kertch, dans la péninsule de Crimée annexée en 2014 par la Russie. Sur les 20 personnes tuées, selon un nouveau bilan établi jeudi, neuf étaient mineures, selon une liste publiée par la municipalité de Kertch. Et sept des blessés se trouvaient jeudi matin dans un état "extrêmement grave", a indiqué la ministre russe de la Santé, Veronika Skvortsova, citée par l'agence Interfax.