La France doit-elle rester au Mali ? "C’est un engagement nécessaire", estime Jean-Marie Bockel, père d’un soldat mort

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Jean-Marie Bockel 2000*1000 4:05
© BERTRAND GUAY / AFP
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Au micro d'Europe 1, le sénateur du Haut-Rhin Jean-Marie Bockel, père du lieutenant Pierre-Emmanuel Bockel, mort lundi avec douze autres militaires dans un double crash d'hélicoptères au Mali, a estimé que la France devait rester engagé en Afrique sub-saharienne dans la lutte contre le terrorisme.
INTERVIEW

Son fils compte parmi les treize militaires français qui ont perdu la vie au Mali, lundi, dans un double accident d’hélicoptères. Le sénateur Jean-Marie Bockel, ancien secrétaire d’Etat chargé de la Défense et des Anciens combattants sous Nicolas Sarkozy, a rendu hommage au micro d’Europe 1, mercredi, au lieutenant Pierre-Emmanuel Bockel, "un très bon fils" mort pour la France. Mais malgré la violence de cette perte, cet élu a également tenu à redire la nécessité de l’engageant français en Afrique, dans la lutte contre le terrorisme.

"Ça n’est pas aujourd’hui que je vous dirai que cette présence, ce combat, ces morts n’ont pas de sens", a déclaré Jean-Marie Bockel au micro de Sonia Mabrouk dans la matinale d’Europe 1. "Bien sûr que ça a un sens profond pour notre patrie, pour nos valeurs et les peuples africains."

"C’est un engagement nécessaire", poursuit cet ancien responsable gouvernemental, qui en appelle également à une plus grande collaboration au niveau international pour lutter contre le djihadisme. "Peut-être faudrait-il que nous soyons plus nombreux avec d’autres pays. Peut-être faudrait-il être plus uni et qu’enfin les pays de la région puissent eux-mêmes conforter leur capacité de se défendre, face à une menace qui d’abord les touche eux", explique-t-il.

"C’est aussi dans des moments comme celui-là, de tragédie et de peine, que le cœur de notre pays bat" 

Une cérémonie d’hommage national, à la mémoire de ces treize militaires morts sur un théâtre d’opérations extérieures, doit avoir lieu aux Invalides lundi prochain. Leur éloge funèbre sera prononcé par le président de la République, ainsi que le prévoit le protocole. "C’est important, ça créée une chaîne de solidarité, de compassion", relève Jean-Marie Bockel. "C’est aussi dans des moments comme celui-là, de tragédie et de peine, que le cœur de notre pays bat et doit battre", conclut cet élu.

Europe 1
Par Romain David