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Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump dit que l'Iran «tout entier» pourrait être «détruit» mardi soir

Donald Trump a déclaré lundi que l'Iran "tout entier" pourrait être "détruit" mardi soir. "Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de mardi". [Kent Nishimura / AFP]

Donald Trump a déclaré lundi que l'Iran "tout entier" pourrait être "détruit" mardi soir. "Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de mardi", a affirmé le président américain lors d'une conférence de presse.

Le président américain Donald Trump a menacé de détruire l'Iran "tout entier" mardi soir si Téhéran n'a pas répondu d'ici là à son ultimatum et rouvert le détroit d'Ormuz, vital pour l'approvisionnement mondial en pétrole.

Les Iraniens "soutiennent la poursuite des frappes" selon Trump

"Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit", qui pourrait être celle de mardi, a affirmé Donald Trump lors d'une conférence de presse lundi. Il avait déjà menacé, la veille, de frapper les centrales énergétiques et les ponts iraniens si la République islamique ne débloquait pas Ormuz d'ici mardi 20h00, heure de Washington.

La menace, cinglante, a été lancée par Donald Trump en conférence de presse ce lundi 6 avril. Pour le président des États-Unis, la réouverture du détroit d'Ormuz reste une priorité. "Il faut que nous parvenions à un accord qui me convienne", a-t-il déclaré. "Et l'un des éléments de cet accord sera que nous voulons la libre circulation du pétrole et de tout le reste."

Mais sans accord avec Téhéran, Donald Trump pourrait bien mettre sa menace à exécution : bombarder les infrastructures énergétiques et les ponts.

"Nous avons un plan, grâce à la puissance de nos forces armées, qui permettrait de détruire tous les ponts d'Iran d'ici minuit et de mettre hors service toutes les centrales électriques du pays. Cela pourrait se faire en l'espace de 4 heures si nous le voulions. Mais nous ne voulons pas que cela arrive. Nous pourrions même être impliqués en les aidant à reconstruire leur nation. Et vous savez quoi ? La dernière chose qu'on veut faire, c'est frapper les centrales électriques et les ponts", a-t-il assuré.

Au 38e jour de la guerre, qui a fait plusieurs milliers de morts au Moyen-Orient, l'offensive israélo-américaine a visé lundi des infrastructures énergétiques en Iran, Donald Trump assurant que les Iraniens soutenaient la "poursuite des frappes" et qu'ils étaient "prêts à souffrir" pour faire tomber le pouvoir actuel.

Quelques heures auparavant, interrogé par un journaliste sur sa menace de détruire des centrales électriques, il avait affirmé qu'il ne "s'inquiétait pas" du risque de commettre des crimes de guerre. Le "crime de guerre" serait de laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire, s'est-il justifié.