Donald Trump a annoncé jeudi qu'Israël et le Liban s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours incluant le Hezbollah pro-iranien et qu'il allait inviter les dirigeants des deux pays à la Maison Blanche.
"Je viens d'avoir d'excellentes conversations avec le très respecté président du Liban Joseph Aoun et le Premier ministre d'Israël Benjamin Netanyahu", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Le président américain a annoncé que les deux pays se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu de dix jours qui incluait le Hezbollah pro-iranien.
"Ces deux dirigeants se sont accordés sur le fait que, pour parvenir à la PAIX entre leurs deux pays, ils commenceront formellement un cessez-le-feu de dix jours à partir de 17h00", heure de Washington, soit 21h00 GMT, a-t-il ajouté.
"Les deux parties veulent la PAIX"
Le président américain a par ailleurs chargé le vice-président américain JD Vance, le secrétaire d'Etat Marco Rubio et le chef d'état-major de l'armée Dan Caine de travailler avec les deux pays vers "une PAIX durable". "Les deux parties veulent la PAIX, et je crois que ça va se réaliser rapidement", a ajouté Donald Trump.
Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars quand le Hezbollah, mouvement armé chiite pro-iranien, a visé Israël pour soutenir l'Iran face à la vaste offensive israélo-américaine. Israël a alors entrepris des bombardements et des opérations militaires en territoire libanais.
Depuis, plus de 2.000 personnes ont été tuées au Liban dans les frappes israéliennes, selon les autorités, et environ un million ont été déplacées - soit un cinquième de la population du pays, selon l'ONU. Quelques heures avant l'entrée en vigueur prévue du cessez-le feu, le ministère de la Santé libanais a fait état de sept morts et 33 blessés dans une frappe israélienne sur le sud du pays.
Le Hezbollah a annoncé respecter le cessez-le-feu
Le Hezbollah, qui a revendiqué jeudi plusieurs attaques sur des positions militaires dans le nord d'Israël, a annoncé respecter le cessez-le-feu à condition qu'Israël arrête complètement les hostilités.
"Nous allons respecter le cessez-le-feu de manière prudente (...) à condition qu'il s'agisse d'un arrêt global des hostilités contre nous et qu'Israël ne l'exploite pas pour mener des assassinats" de membres du Hezbollah, a déclaré le député Ibrahim Moussaoui à l'AFP.
En Israël, Benjamin Netanyahu a expliqué que le cessez-le-feu était l'occasion de conclure un accord de paix "historique" avec Beyrouth. Il a aussi assuré que pendant la cessation des hostilités, l'armée israélienne resterait présente dans le sud du Liban dans une bande frontalière de 10 km de profondeur.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a salué l'accord de cessez-le-feu avec Israël, tout comme la présidence française et la présidence de la Commission européenne. En annonçant qu'il allait inviter les dirigeants libanais et israélien à Washington, Donald Trump n'a toutefois pas précisé de calendrier.
Il n'y a Jamais eu de rencontre entre le Premier ministre Israélien et le président libanais
Il n'y a encore jamais eu de rencontre officielle entre un Premier ministre israélien et un président libanais en exercice. Des discussions directes se sont tenues mardi à Washington entre les ambassadeurs des deux pays, les premières du genre depuis 1993.
Joseph Aoun a rejeté jeudi la demande d'un contact direct avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a affirmé une source officielle à l'AFP, avant les annonces de Donald Trump.
Toutefois, la présidence libanaise a confirmé un appel jeudi avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, affirmant que le président Aoun l'avait "remercié pour les efforts déployés par Washington afin de parvenir à un cessez-le-feu" avec Israël.