Des négociations historiques entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington sous médiation américaine, une première depuis plus de 30 ans. Au cœur des discussions, le désarmement du Hezbollah, dans un contexte de tensions militaires accrues. Les chances d'accord restent toutefois limitées.
Dans un climat particulièrement tendu, des négociations inédites entre Israël et Liban débutent ce mardi à Washington, sous l'égide des États-Unis. Une séquence diplomatique qualifiée d'historique, puisqu'il s'agit de la première tentative de dialogue direct en plus de trente ans entre les deux pays en vue d'un accord de paix.
Les discussions doivent s'ouvrir à 17h, heure de Paris, et se tiendront sous la supervision de l'administration américaine. Michel Issa représentera Washington, aux côtés du secrétaire d’État Marco Rubio, dont la présence n'est pas encore confirmée.
Côté israélien et libanais, les échanges seront menés par leurs ambassadeurs respectifs à Washington. Yechiel Leiter, proche du Premier ministre Benjamin Netanyahou, conduira la délégation israélienne. Le Liban sera représenté par Nada Hamadeh Mouawad.
Le Hezbollah au cœur des discussions
Pour Israël, l'enjeu principal reste le désarmement du Hezbollah. La milice pro-iranienne est entrée en conflit avec l'État hébreu le 2 mars dernier, au lendemain de l'annonce de la mort de Ali Khamenei, tué lors de frappes attribuées à une opération conjointe israélo-américaine.
Depuis, les tensions n'ont cessé de s'intensifier. Le Hezbollah multiplie les tirs quotidiens sur le nord d'Israël, tandis que l'armée israélienne mène des opérations d'envergure, à la fois aériennes et terrestres, sur le territoire libanais.
Des chances de succès limitées
Malgré l'importance de ces discussions, les perspectives d'un accord restent jugées faibles côté israélien. Les autorités estiment en effet que l'État libanais n'est pas en mesure d'imposer le désarmement du Hezbollah.
Pour l'administration américaine, l'enjeu est pourtant crucial. Washington redoute une escalade régionale qui pourrait pousser Iran à abandonner définitivement les négociations déjà fragiles engagées la semaine dernière à Islamabad.