États-Unis : l'ex-patron de Starbucks veut défier Donald Trump à la prochaine présidentielle

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Howard Schultz, ancien patron de Starbucks, compte se présenter à l'élection présidentielle américaine face à Donald Trump en 2020.
Howard Schultz, ancien patron de Starbucks, compte se présenter à l'élection présidentielle américaine face à Donald Trump en 2020. © ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Howard Schultz, ancien patron de Starbucks de 65 ans, a annoncé qu'il comptait se présenter comme candidat indépendant à l'élection présidentielle américaine de 2020 pour s'opposer à Donald Trump.

Le milliardaire américain Howard Schultz, ancien patron de Starbucks, "envisage sérieusement" de se présenter en candidat indépendant en 2020 à l'élection présidentielle aux États-Unis pour défier l'actuel président républicain Donald Trump.

Un candidat hors du système bipartisan. "J'envisage sérieusement de me présenter à la présidentielle", a déclaré Howard Schultz, âgé de 65 ans, dimanche soir dans l'émission télévisée 60 minutes sur CBS. Se présentant comme "un démocrate de toujours", il a précisé qu'il se présenterait "en tant que centriste indépendant hors du système bipartisan".

Républicains et Démocrates se livrent à une "politique revancharde". "Nous vivons une période des plus incertaines", a-t-il poursuivi. Pour lui, Donald Trump "n'est pas qualifié pour être président" et, en outre, Républicains et Démocrates "ne font jamais ce qui est nécessaire pour le peuple américain et se consacrent, chaque jour, à une politique revancharde". Les deux partis sont responsables du gonflement à 21.500 milliards de dollars (soit 18.800 milliards d'euros) de la dette souveraine du pays, a-t-il estimé, "un exemple dangereux" d'"échec envers leur responsabilité constitutionnelle".

"Je veux que l'Amérique gagne". Howard Schultz a écarté les craintes de voir sa candidature favoriser une division du vote d'opposition et déboucher sur une réélection de Donald Trump. "Je veux voir le peuple américain gagner. Je veux que l'Amérique gagne", a-t-il assuré.

Un risque de diviser les voix démocrates. Dans la vie politique américaine, les candidats se présentant hors des deux grandes formations à l'élection présidentielle, malgré les difficultés qu'ils doivent surmonter, sont souvent accusés de faire perdre le camp dont ils sont pourtant le plus proche.

En 1992, le milliardaire conservateur Ross Perot avait ainsi pris suffisamment de voix au républicain George H.W. Bush pour que le démocrate Bill Clinton soit élu. Et les démocrates incriminent l'avocat pourfendeur des lobbies Ralph Nader - qui s'en défend - dans l'échec d'Al Gore en 2000 face au républicain George W. Bush.