Espagne : Sanchez promet aux Catalans un référendum sur plus d'autonomie

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"C'est un référendum pour l'autonomie, pas pour l'autodétermination", a précisé Pedro Sanchez.
"C'est un référendum pour l'autonomie, pas pour l'autodétermination", a précisé Pedro Sanchez. © JAVIER SORIANO / AFP
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Pedro Sanchez a promis lundi aux Catalans un référendum sur un nouveau statut de leur région mais écarté l'hypothèse d'un vote sur l'indépendance.

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a promis lundi aux Catalans un référendum sur un nouveau statut de leur région comportant plus d'autonomie mais écarté une fois de plus l'hypothèse d'un vote sur l'indépendance réclamé par les séparatistes.

Un vote "pour l'autonomie, pas pour l'autodétermination". Le dirigeant socialiste, qui a entamé depuis son arrivée au pouvoir le 1er juin un dialogue avec le président indépendantiste catalan Quim Torra, a assuré à la radio que ce dialogue devait déboucher sur "un vote (…) pour un renforcement de l'autonomie de la Catalogne". "C'est un référendum pour l'autonomie, pas pour l'autodétermination", a précisé Pedro Sanchez sur la radio Cadena SER, sans avancer de date pour ce vote. Les séparatistes, au pouvoir en Catalogne, réclament un référendum sur l'autodétermination, ce que Pedro Sanchez rejette catégoriquement.

"Il y a un problème politique". Le précédent statut de la Catalogne, accordant à la région de 7,5 millions d'habitants une large autonomie et le titre de "nation", avait été adopté en 2006 par les Catalans, sous le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, avec 73% des suffrages. Mais il avait été ensuite annulé en partie en 2010 par la Cour constitutionnelle, ce qui avait déclenché une montée de l'indépendantisme.

"La Catalogne a actuellement un statut qu'elle n'a pas voté, donc il y a un problème politique", a souligné Pedro Sanchez. La région avait été à l'automne 2017 au cœur d'une grave crise politique entre son ancien président indépendantiste Carles Puigdemont et le gouvernement central, à l'époque dirigé par le conservateur Mariano Rajoy.