Le chef de la diplomatie norvégienne, Espen Barth Eide, a indiqué ce mardi que la Norvège était "prête" à discuter avec la France du concept de dissuasion nucléaire associant d'autres pays présenté lundi par le président Emmanuel Macron depuis la base militaire de l'Ile Longue à Brest.
La Norvège est "prête" à discuter avec la France du concept de dissuasion nucléaire associant d'autres pays présenté lundi par le président Emmanuel Macron, a annoncé mardi le chef de la diplomatie norvégienne.
Lundi, lors d'un discours à l'Ile Longue, base des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) français, près de Brest, Emmanuel Macron a mis en avant un concept de "dissuasion avancée" associant huit pays européens, dont le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Suède et le Danemark, mais pas la Norvège.
"Pas d'armes nucléaires sur le sol norvégien en temps de paix"
Lors d'une déclaration de politique étrangère devant le Parlement, le chef de la diplomatie norvégienne Espen Barth Eide a rappelé que des discussions étaient en cours avec la France en vue de nouer un partenariat en matière de sécurité, à l'instar de ceux déjà conclus avec le Royaume-Uni et l'Allemagne.
"Le président français a pris l'initiative d'un renforcement de la coopération européenne en matière de dissuasion nucléaire. Nous sommes prêts à discuter de ces questions dans le cadre des travaux relatifs à un accord de partenariat", a dit Espen Barth Eide.
"En même temps, je tiens à préciser que la politique norvégienne en matière d'armes nucléaires demeure inchangée : il n'y aura pas d'armes nucléaires sur le sol norvégien en temps de paix", a-t-il ajouté. Membre de l'Otan, la Norvège partage une frontière terrestre et maritime avec la Russie dans l'Arctique.