Selon les informations du média américain "New York Post", le patient zéro de l'hantavirus, un Néerlandais de 70 ans, aurait contracté la maladie en Argentine, non loin de la ville d'Ushuaia. L'ornithologue et sa femme se seraient rendus dans un lieu très prisé des oiseaux, mais également des rongeurs, vecteurs de contamination.
C'est désormais officiel, l'hantavirus est sur le sol Français. Il s'agit d'une femme qui se trouvait à bord du MV Hondius, navire où la maladie s'est déclarée. Et c'est également sur cette embarcation que se trouvait le patient zéro.
Leo Schilperoord, un Néerlandais de 70 ans, est en effet monté à bord de ce navire de croisière, en compagnie de son épouse Mirjam, le 1er avril. Le 6 il signale ses premiers symptômes, et décède le 11. Sa femme, elle, va mourir quinze jours plus tard du même virus.
Une visite dans une déchetterie
Mais où Leo Schilperoord a-t-il contracté le virus ? Selon des informations du New York Post, c'est en voulant observer une espèce d'oiseau spécifique que l'homme, ornithologue comme sa femme, aurait contracté la souche des Andes du virus, la seule connue jusqu'à présent à se transmettre entre les hommes.
Le couple aurait été ainsi dans une déchetterie proche de la ville d'Ushuaia pour apercevoir le Caraca à gorge blanche (surnommé Caraca de Darwin), qui ne se trouve qu'au Chili et en Argentine.
"Evité comme la peste par les locaux", ce lieu est prisé des passionnés d'oiseaux, puisque ces derniers viennent s'y nourrir. "Il est courant que les ornithologues visitent les décharges car il y a beaucoup d'oiseaux là-bas", confirme le guide local Gastón Bretti, toujours cité par le New York Post.
Mais cette déchetterie abrite également de nombreux rongeurs, porteurs de l'hantavirus, qui se transmet via morsure ou via les excréments. Les autorités locales soupçonnent donc le couple d'avoir inhalé des particules contaminées des déjections de rats pygmées à longue queue. Une espèce porteuse de la souche des Andes du virus.