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Hantavirus : quels sont les symptômes qui doivent alerter ?

Le hantavirus est une maladie transmise à l'homme par les rongeurs. [© RUSLANAS BARANAUSKAS / SCIENCE PHO / RBU / Science Photo Library via AFP]

Le premier cas positif au hantavirus a été confirmé en France ce lundi 11 mai, avec 22 cas contacts identifiés. Fièvre, maux de tête, douleurs musculaires ou atteintes respiratoires figurent parmi les symptômes surveillés par les autorités sanitaires.

Un premier cas confirmé en France. Le hantavirus a officiellement été détecté dans l'Hexagone. Ce lundi 11 mai, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé qu'un premier cas positif avait été recensé sur le territoire, ainsi que 22 cas contacts.

Cette annonce intervient dans un contexte de vigilance accrue, notamment en raison de soupçons de transmission inter-humaine évoqués par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le premier cas suspect concernait un Néerlandais âgé de 70 ans. Selon l'OMS, l’homme avait présenté, le 6 avril dernier, "des symptômes de fièvre, de maux de tête et de diarrhée légère à bord du navire". Son état de santé s'était ensuite rapidement dégradé avant son décès, le 11 avril.

Quels sont les symptômes du hantavirus ?

Le hantavirus est une maladie transmise à l'homme par les rongeurs. Les premiers signes cliniques peuvent ressembler à ceux d'une infection virale classique.

Parmi les symptômes recensés figurent notamment :

- de la fièvre
- des maux de tête
- des douleurs musculaires
- des courbatures
- une toux parfois légère
- des troubles gastro-intestinaux.

Dans certains cas, la maladie peut également provoquer une atteinte rénale pouvant évoluer jusqu'à une insuffisance aiguë, généralement réversible.

L'OMS surveille aussi la possibilité de transmissions directes entre humains, un scénario considéré comme plus préoccupant par les autorités sanitaires.

Deux familles de hantavirus

Les spécialistes distinguent deux grandes catégories de hantavirus :

- les hantavirus de l'Ancien monde, présents en Europe, en Asie et en Afrique ;
- les hantavirus du Nouveau monde, recensés sur le continent américain.

Interrogée par l'AFP, Virginie Sauvage, spécialiste à l'Institut Pasteur à Paris, a rappelé que les formes mortelles restent extrêmement rares en France.

Selon elle, les cas les plus graves concernent principalement des patients immunodéprimés ou souffrant de comorbidités importantes.

Des formes sévères dans certains cas

Certaines infections peuvent rester asymptomatiques. D'autres se limitent à des symptômes modérés comme des douleurs musculaires ou des troubles digestifs.

En revanche, les hantavirus du Nouveau monde sont nettement plus dangereux. Leur taux de létalité peut dépasser les 40 %, avec des complications pulmonaires rapides pouvant conduire à un syndrome respiratoire aigu sévère, parfois accompagné d'atteintes cardiaques.

Quelle prise en charge médicale ?

À ce jour, il n'existe pas de traitement spécifique contre le hantavirus. La prise en charge consiste essentiellement à soulager les symptômes. "Plus la prise en charge est rapide, meilleur sera le pronostic", a toutefois souligné Virginie Sauvage.

Dans les formes pulmonaires sévères liées aux hantavirus du Nouveau monde, les patients peuvent nécessiter une oxygénothérapie en service de réanimation.

Les professions les plus exposées

Les autorités sanitaires rappellent également que certaines professions sont davantage exposées au risque de contamination.

Outre les personnes immunodéprimées ou fragiles, les forestiers et les agriculteurs figurent parmi les catégories professionnelles les plus à risque en raison de leur contact fréquent avec des environnements susceptibles d'abriter des rongeurs infectés.