Après trois ans et demi de détention en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris sont attendus en France. Leur libération, obtenue au terme d’intenses négociations et avec l’appui d’Oman, intervient dans un contexte de fortes tensions régionales et alimente les spéculations sur un possible échange.
Alors que le risque d’embrasement s’accentue dans la région, Cécile Kohler et Jacques Paris quittent enfin l’enfer iranien. Les deux derniers otages français retenus par Téhéran sont attendus mercredi dans l’Hexagone, après une nuit en Azerbaïdjan.
Ces enseignants, détenus pendant trois ans et demi dans la terrible prison d’Evin, avaient dans un premier temps été relâchés et assignés à résidence à l’ambassade de France en novembre dernier. C’est donc le dénouement heureux d’années d’efforts diplomatiques.
Trois ans et demi d’intenses négociations
Une libération obtenue au terme de trois ans et demi d’intenses négociations, un dossier suivi minute par minute à l’Élysée depuis le début de la crise, explique l’entourage d’Emmanuel Macron. Le chef de l’État a été en première ligne, selon ses proches, évoquant une mobilisation extrêmement forte.
Appels, messages, pression constante sur Téhéran : l’Élysée souligne qu’il a été le premier dirigeant occidental à s’entretenir avec le président iranien après le début des opérations américaines et israéliennes.
La question d'un échange
Un intermédiaire clé également : Oman. Sultanat discret, habitué des négociations avec l’Iran, il constitue un canal essentiel. En toile de fond, la question d’un échange. Téhéran évoque un accord avec la libération d’une Iranienne détenue en France, Mahdieh Esfandiari.
Côté français, prudence : l’Élysée ne confirme ni ne dément. Condamnée en France pour apologie du terrorisme après la diffusion de propos en ligne en lien avec des attaques, Mahdieh Esfandiari est engagée dans une procédure d’appel.
Paris insiste en affirmant que la justice est indépendante. Mais un élément alimente les spéculations : son assignation à résidence en France a été levée quelques heures après la libération des otages.